Législatives en Italie: les politiques peu engagés, les électeurs désenchantés

Les Italiens choisiront, le 25 septembre, leur nouveau Parlement. Pour gagner, les partis de droite se sont réunis dans une large coalition allant de Silvio Berlusconi à la post-fasciste Giorgia Meloni, héritière du Mouvement social italien. Ensemble, ils sont donnés largement gagnants dans tous les sondages et pourraient même obtenir une majorité suffisamment solide pour réformer la Constitution. Face à eux, le centre et la gauche se présentent en ordre dispersé.

De notre correspondante à Rome,

À douze jours du scrutin, l'ambiance est un peu tendue. Personne ne veut parler de ses opinions politiques. Les Italiens ne voulaient pas de ces élections anticipées. Mario Draghi était l’homme politique le plus apprécié du pays. Et il n’y a pas eu vraiment de campagne ! Comme on votera pour un Parlement plus restreint, réduit presque de moitié, et avec des listes bloquées, les partis ont passé des semaines à choisir leurs candidats au lieu de faire campagne. Ils ont été brouillons, parfois contradictoires, difficiles à suivre. Il n’y a presque pas eu de meetings, pas de débat à la télévision. Ce n’est qu’hier soir, le 12 septembre, que l’on a eu un face-à-face entre les deux principaux adversaires.

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Un échange conventionnel et ennuyeux

La grande favorite des sondages est Romaine. Il s'agit de Giorgia Meloni, la leader du parti Fratelli d’Italia, une proche de Viktor Orban, de Steve Bannon, et du parti espagnol Vox.


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