Législatives en Italie: pour les perdants du scrutin, les règlements de comptes ont commencé

Les élections de dimanche ont eu rebattu les cartes de la politique italienne avec le retour en force d’une Assemblée de droite. La victoire de Fratelli d’Italia emmené par Giorgia Meloni a des répercussions sur tous les partis, de gauche à droite.

Avec notre correspondante à Rome, Anne Tréca

À gauche, Enrico Letta reconnait sa défaite. Avec lui, le parti démocrate fait un score au-dessous de la barre symbolique des 20% de voix, c’est à peine mieux qu’il y a quatre ans. Son minimum historique. Mais cette fois, les démocrates s’inclinent dans tous leurs territoires historiques. Le parti démocrate doit « changer, se rénover, avec des personnes plus jeunes », reconnaît son leader qui veut passer la main à une nouvelle direction, sans attendre.

À droite, l’ambiance est à couteaux tirés autour de Matteo Salvini. L’un des trois piliers de la coalition ressort laminé du scrutin. Avec moins de 9% des voix, la Ligue fait à peine plus que ce qu’il reste du vieux parti de Berlusconi. Elle a perdu la moitié de ses électeurs en quatre ans.

Une véritable hémorragie, même dans ses fiefs traditionnels du Nord, comme la Lombardie ou la Vénétie. Des poids lourds du parti réclament déjà la démission de Salvini qui, lui, s’accroche, mais semble maintenant assis sur un siège éjectable.

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