Législatives en France: pourquoi le RN peine à faire de ses militants des candidats crédibles

Alors que le parti d'extrême droite Rassemblement national (RN) se disait fin prêt depuis plusieurs mois pour des législatives anticipées, son échec à obtenir une majorité à l'Assemblée nationale a mis en lumière la difficulté du parti à investir et à former des candidats crédibles dans chaque circonscription. Le président du parti Jordan Bardella « assume sa part de responsabilité », quand, dans le même temps, le directeur général du parti Gilles Pennelle a démissionné lundi 8 juillet.

Au soir de la dissolution de l’Assemblée nationale décidée par le président français Emmanuel Macron, les cadres du Rassemblement national le juraient la main sur le cœur, leur parti était déjà en ordre de marche pour des élections législatives anticipées. Il faut dire que la formation d’extrême droite réclamait depuis plusieurs mois une dissolution et qu’elle s’y préparait avec son « Plan Matignon ».

Depuis deux ans, les cadres du RN assuraient qu’ils étaient prêts pour un retour aux urnes en investissant à tour de bras des candidats conformes à la stratégie de dédiabolisation du parti. Cela en prévision de potentielles législatives anticipées. En qualifiant 446 candidats au second tour sur un total de 577 circonscriptions, le RN se voyait déjà envoyer Jordan Bardella à Matignon au soir du 7 juillet et en faire le Premier ministre français. Mais le plan du même nom concocté par Gilles Pennelle, le directeur général du parti qui a démissionné lundi 8 juillet, a finalement montré ses limites durant l’entre-deux-tours.


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