Législatives en France: les gagnants et les perdants de la clarification

La campagne officielle pour les élections législatives est lancée après une folle semaine où, dans chaque camp, l'objectif a été de tirer son épingle du jeu dans la foulée d'une dissolution totalement imprévue. La clarification attendue dans les urnes le 7 juillet par le président de la République a commencé dans les états-majors.

Le premier perdant est incontestablement Emmanuel Macron. Le président de la République a lâché une bombe à fragmentation en annonçant la dissolution de l'Assemblée nationale. Une « grenade dégoupillée », aurait dit en privé le chef de l'État, selon Le Monde. Des propos démentis par l'Élysée, mais une expression qui montre l'intention de mettre ses adversaires dans l'embarras. D'abord en décidant de convoquer les élections législatives le plus vite possible dès le 30 juin, ensuite en espérant former une coalition autour de lui contre le Rassemblement national (RN) grâce notamment aux divisions à gauche et à la faiblesse des Républicains (LR).

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Elle a aussi déclaré qu'elle ne demanderait pas la démission d'Emmanuel Macron après le 7 juillet, se plaçant au-dessus de la mêlée, mais à la manœuvre. La dissolution accélère une mécanique qu'elle organise depuis longtemps et dont l'objectif est la présidentielle de 2027.


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