Législatives : pour les Français de Suisse, un scénario “digne d’une comédie de boulevard”

Photo Unsplash/cc

Après une petite semaine de vote électronique, les derniers Français à voter en territoire helvétique pour le premier tour des élections législatives passeront aux urnes ce dimanche 5 juin, une semaine avant leurs compatriotes vivant au pays. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la campagne qui a mené à ce vote n’aura pas été un long Rhône tranquille.

Tout d’abord, la majorité présidentielle, particulièrement favorite en Suisse, a envoyé comme candidat Marc Ferracci, le témoin de mariage d’Emmanuel Macron qui a participé à l’élaboration de son programme. Cet économiste de 44 ans qui enseigne à l’université Paris-Panthéon-Assas n’avait aucun lien avec la Suisse. Un parachutage qui a fait des vagues parmi les habitués de la “circo”.

Dans les rangs des “marcheurs” locaux, très nombreux et mobilisés, la nomination a soulevé quelques questions, mais le fait d’avoir l’oreille du président et l’écoute attentive d’un candidat aussi prestigieux semble avoir calmé les choses.

Ensuite, on a appris cette semaine que les représentants suisses de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) de Jean-Luc Mélenchon s’entredéchirent au point que le suppléant de la candidate officielle appelle désormais à ne pas voter pour elle. Face à cette polémique qui a pris une ampleur nationale, la candidate est aux abonnés absents.

“On est servi, cette année, sur la circonscription !”

La législature précédente n’était déjà pas triste. L’élu du 19 juin succédera effectivement à l’énergumène spécialiste des polémiques Joachim Son-Forget qui, s’étant fait élire sur la dynamique de la première élection d’Emmanuel Macron en venant du Parti socialiste, est passé en cours de mandat au groupe de centre droit de l’UDI. Il a ensuite soutenu Éric Zemmour, puis est parti en Ukraine dans sa voiture personnelle afin d’“apporter son soutien à la résistance” – avant enfin de revenir se représenter en indépendant, Reconquête, le parti zemmourien, ayant investi l’entrepreneur vaudois Philippe Tissot.

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