Législatives: Fabien Roussel juge que la Nupes n'a parlé "qu'à une partie de la France"

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Le candidat communiste à la présidentielle, Fabien Roussel, à Paris le 14 avril 2022 - EMMANUEL DUNAND  © 2019 AFP
Le candidat communiste à la présidentielle, Fabien Roussel, à Paris le 14 avril 2022 - EMMANUEL DUNAND © 2019 AFP

Fabien Roussel a été réélu député du Nord ce dimanche en battant dans sa circonscription le Rassemblement national avec 54,50% des suffrages. Candidat sous la bannière de la Nouvelle union populaire écologique et sociale, le communiste est toutefois très critique sur les résultats de l'union de la gauche. La Nupes, qui a obtenu 147 sièges sur 577, "a atteint des limites", estime le patron du PCF.

"Bien sûr que l'alliance des forces de gauche et écologistes a permis de gagner un grand nombre de députés et c'est là l'une des victoires de ces élections législatives. Mais cette alliance n'a pas permis non plus d'obtenir une majorité", a-t-il déclaré au micro de nos confrères de France 3.

La Nupes "n'a pas empêché beaucoup d'électeurs de se tourner vers les candidats du Rassemblement national et l'extrême-droite", déplore Fabien Roussel, prenant l'exemple de sa région des Hauts-de-France où le RN a obtenu 12 députés.

"On voit bien que nous avons atteint des limites dans ce que nous sommes en train de faire. Il faut qu'on arrive à trouver le discours pour aller convaincre ceux qui s'abstiennent", dit celui qui, pendant la campagne des élections législatives, a parfois été très critique vis-à-vis de la Nupes.

"Rassembler l'ensemble des Français"

Quelques jours avant le second tour, Fabien Roussel avait par exemple pris ses distances avec Jean-Luc Mélenchon, affirmant qu'il ne parlait "ni de fâchés, ni de fachos", une formule couramment employée par l'insoumis.

"Je sens bien que chez moi, dans cette France rurale, il y a des propos qui heurtent des Français, qui ne sont pas compris", justifie le secrétaire national du Parti communiste français.

"Il faut justement qu'on arrive à rassembler l'ensemble des Français, qu'on arrive à parler à toute la France. Or, je vois bien que l'alliance ne parle qu'à une partie de la France, celle des grandes villes et pas à celle de la ruralité", dénonce-t-il.

Article original publié sur BFMTV.com

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