Aux législatives, ce que dit la carte des ministres candidats

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Éric Dupond Moretti photographié lors de son arrivé en Conseil des ministres (illustration) (Photo: Reuters)
Éric Dupond Moretti photographié lors de son arrivé en Conseil des ministres (illustration) (Photo: Reuters)

Éric Dupond Moretti photographié lors de son arrivé en Conseil des ministres (illustration) (Photo: Reuters)

POLITIQUE - Pour certains, ce sera une première. Pour d’autres, un retour aux sources. Alors que la Macronie cherche encore la bonne équation pour les élections législatives, certains ministres se portent candidats pour défendre le bilan du quinquennat et porter le projet d’Emmanuel Macron devant les électeurs. Et ce, avant même la démission prochaine du gouvernement et le remaniement qui en découlera.

Ce vendredi 29 avril, France inter a révélé que le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti, ainsi que son collègue de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, se jetaient dans le grand bain. Le premier sera candidat dans la 15e circonscription du Nord. Un nouveau test pour celui qui n’avait pas vraiment réussi à imprimer dans sa région de naissance lors des élections régionales.

Barrer la route du RN

Si les motivations du ministre de la Justice n’ont pas filtré, l’enjeu paraît clair: barrer la route au Rassemblement national. Dans la circonscription qu’il convoite, Marine Le Pen a obtenu 32.93% au premier tour de l’élection présidentielle. Au 2e tour, la candidate RN a obtenu 50,62 % à Hazebrouck, ville principale de ladite circonscription. Le combat s’annonce rude pour Éric Dupond-Moretti, qui n’est pas le seul à s’investir en terres lepénistes.

Sa collègue en charge de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, est candidate dans la 3e circonscription du Pas-de-Calais, où Emmanuel Macron n’a obtenu que 17.79% des voix au premier tour, contre 43.6% pour la candidate d’extrême droite. En théorie, la ministre devrait faire face à un député sortant du RN, Emmanuel Blairy. Or, selon nos informations, le parti à la flamme envisage d’investir finalement Bruno Clavet, ancien du télé-crochet “X Factor” et aujourd’hui conseiller municipal RN de Lens, dans cette circonscription où Marine Le Pen a recueilli 63,47% des voix au second tour.

Secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique, chargée de la Biodiversité, Bérangère Abba aura aussi à combattre le vote RN dans sa circonscription en Haute-Marne, tout comme le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, qui lorgne sur la 4e circonscription du Loiret. Dans cette zone, où Marine Le Pen a obtenu 32.65% des voix au premier tour, contre 24.97% pour le candidat sortant, plusieurs candidats de droite ont déjà fait acte de candidature pour remplacer Jean-Pierre Door, élu depuis 2002.

Ci-dessous, la carte des ministres candidats. En vert, les circonscriptions où Emmanuel Macron est arrivé en tête au second tour. En rouge, celle où le chef de l’État a été devancé par Marine Le Pen, ou Jean-Luc Mélenchon (passez votre curseur sur chaque point pour découvrir qui se porte candidat).

Affronter la gauche

Si plusieurs ministres devront se battre dans des bastions RN, d’autres, notamment en région parisienne, seront confrontés à l’implantation de la gauche. Et ce, même dans des zones où Emmanuel Macron est arrivé en première place. Exemple à Paris, où le secrétaire d’État aux Affaires européennes, Clément Beaune, se présente dans la 7e circonscription. Dans ce secteur, le chef de l’État est arrivé en tête, avec 36.43% au premier tour. Un bon signe pour le ministre? Pas si l’on additionne le score de Jean-Luc Mélenchon (36.43%) et celui de Yannick Jadot (9.86%).

Selon toutes vraisemblances, Clément Beaune devrait faire face à David Belliard, adjoint EELV à la mairie de Paris. Un match hypothétique suspendu à l’issue des négociations compliquées entre la formation écolo et la France insoumise. Autre secteur difficile face à la gauche, la circonscription de la ministre Nadia Hai, dans les Yvelines. Une zone où Jean-Luc Mélenchon a obtenu 33.05% des voix, contre 28.76% pour Emmanuel Macron. Même défi pour la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Amélie de Montchalin, qui se présente dans une circonscription de l’Essonne où le candidat insoumis a obtenu 30.72% des voix le 10 avril.

À l’inverse, la tache s’annonce moins compliquée pour d’autres ministres. À l’image d’Élisabeth Borne, dont le nom circule pour Matignon, qui récupère la 6e circonscription du Calvados, où le sortant LREM, Alain Tourret, ne se représente pas. Dans ce secteur, Emmanuel Macron a récolté 30.78% des voix au premier tour. Même chose pour Sophie Cluzel, qui se présente à Annecy, où le chef de l’État a fait quasiment le double du score de Marine Le Pen. Il y a aussi tous ceux qui se représentent dans leurs circonscriptions confortables, comme Gabriel Attal dans les Hauts-de-Seine ou la secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale, solidaire et responsable, Olivia Grégoire, dans la 12e circonscription de Paris. Deux zones où le vote macroniste est solide.

À voir également sur Le HuffPost: Jean-Luc Mélenchon se voyait déjà gagner les législatives en 2017

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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