Législatives en Centrafrique: pour les femmes candidates, un parcours du combattant

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Il ne reste plus que deux jours aux candidats en Centrafrique (jusqu'au mardi 10 novembre) pour déposer leurs dossiers auprès de l’Autorité nationale des élections. Les candidats aux élections législatives s’affairent pour constituer leurs dossiers, et notamment les candidates. Le nouveau code électoral prévoit 35% de candidatures féminines. Cependant, les femmes ont plus de difficultés à présenter leurs candidatures.

avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

Marie Albertine Ndoïtoua est venue cartable sous le bras chercher les conseils de l’équipes de juristes mise à disposition par l’Union européenne. Monter le dossier de candidature n’a pas été simple…

« Il y avait des papiers tels que le certificat de nationalité… il fallait faire un tour au niveau du tribunal puis le légaliser au niveau de la mairie. Donc il fallait courir de-ci de-là … », nous explique t-elle. C'est pourquoi l'aide de ces juristes est précieuse. « Ils sont bien placés pour nous expliquer où aller et faire vite. »

L’éducation des femmes de manière générale ; les préjugés ou encore réussir à réunir l’argent pour la caution sont autant de freins aux candidatures féminines. Et puis il y a les réticences des partis politiques.

Marie-Belle Koffi candidate au PK5 en a fait l’amère experience. « Au niveau du siège, ils ont disqualifié mon nom. Bon, comme j’ai travaillé beaucoup sur le terrain, la population a décidé que je me présente en indépendante. Je suis motivée et ça m’a rendue plus forte. Ils m’ont chassé de leur parti… Ça m’a touchée et je suis découragée mais les populations m’ont motivée. »

Actuellement elles ne sont que 12 députés femmes à l’Assemblée nationale, soit moins de 10% des effectifs.

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