Législatives au Liban : Michel Aoun, symbole d’une classe politique immuable

© Reuters

Cinq ans et demi après son accession au palais de Baabda, le chef de l’État, Michel Aoun, un chrétien de 87 ans, laisse derrière lui un pays en lambeaux. Le Liban est confronté depuis trois ans à une débâcle financière qui a vu basculer les trois quarts de sa population dans la pauvreté, un marasme dont la classe dirigeante est tenue directement responsable. Les Libanais, qui renouvellent ce dimanche leur Parlement à l'occasion de législatives, ont placé dans ce vote leurs derniers espoirs de changement.

Des électeurs fatigués

Pourtant, malgré l’état catastrophique du pays, les grands partis traditionnels devraient garder leur mainmise sur l’hémicycle. Il faut dire que l’opposition arrive en rangs dispersés, que les électeurs sont fatigués et que les ressorts clientélistes continuent de fonctionner, notamment dans les régions les plus appauvries.

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La formation du chef de l’État, le Courant patriotique libre (CPL), pourrait toutefois perdre une frange importante de son électorat, des chrétiens qui ne supportent plus son alliance avec le Hezbollah, le parti chiite armé par l’Iran, impliqué dans l’explosion du port de Beyrouth. « Toutes ces années, c’est le Hezbollah qui a pris le contrôle sur le CPL », confie Michel de Chadarevian, un ancien cadre du parti aouniste. Les Libanais pourraient-ils alors s’en remettre aux mouvements alternatifs contestataires ? En 2016, un seul député issu de cette résistance...


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