Législatives: au lendemain du second tour, Mélenchon admet un "résultat assez décevant" pour la Nupes

Jean-Luc Mélenchon, lundi 20 juin 2022, au siège de la Nupes - BFMTV
Jean-Luc Mélenchon, lundi 20 juin 2022, au siège de la Nupes - BFMTV

"Vous êtes de bonne humeur?", "Oui, ça arrive, faut pas croire". À son arrivée au siège de la Nupes ce lundi, au lendemain du second tour des élections législatives, Jean-Luc Mélenchon a échangé quelques mots d'humour à la presse.

Pourtant, du côté de la Nupes, arrivée deuxième dimanche, derrière la coalition présidentielle Ensemble, l'humeur n'est pas forcément au beau fixe. Interrogé sur les résultats de son alliance, Jean-Luc Mélenchon admet que c'est "un peu décevant", mais "c'est riche de contenus, de mouvements qui s'annoncent".

"Ce résultat crée une situation ingérable pour le pays"

Avec 147 sièges raflés par la Nupes, selon notre décompte Elabe pour BFMTV-RMC et L'Express avec notre partenaire SFR, dont 84 Insoumis, 29 socialistes, 21 écologistes, 13 communistes et 8 élus divers gauche ou dissidents, la gauche reprend des couleurs mais reste loin d'Ensemble. La coalition, si elle est loin de la majorité absolue, a remporté 247 sièges, toujours selon notre décompte Elabe.

La déferlante, annoncée par la gauche, n'a donc pas eu lieu. "Le résultat est assez décevant pour nous", a répété Jean-Luc Mélenchon quelques minutes plus tard, devant le siège de la Nupes.

"En toute hypothèse, (le résultat de la Nupes) crée une situation ingérable pour le pays. Dans cet état de fait, il apparaît que le vaincu, M. Macron, s'est lancé dans une opération de racolage général" vis-à-vis du RN, a-t-il affirmé, se disant "très inquiet".

Divisions au sein de la Nupes

Et l'avenir s'annonce déjà compliqué pour l'alliance de gauche. Le leader insoumis a proposé que la Nupes forme "un seul groupe au Parlement". Une proposition aussitôt rejetée par le reste des forces de la Nupes, le Parti socialiste, Europe-Ecologie Les Verts et le Parti communiste, contactées par BFMTV.

"Nous avons des groupes, et des intergroupes pour nos positions communes. C'est non", affime-t-on au PS, tandis que le PCF et EELV se disent favorable à un "intergroupe" mais réfutent tout "groupe unique".

Article original publié sur BFMTV.com

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