Législatives: après Ruffin, Autain acte sa rupture avec LFI et ne siègera pas dans le groupe à l'Assemblée

La députée de Seine-Saint-Denis rejoint le groupe des "purgés", selon ses mots, avec Danielle Simonnet, Hendrik Davi ou encore Alexis Corbière.

Les insoumis compteront une députée de moins à l'Assemblée nationale. Clémentine Autain, réelue en Seine-Saint-Denis au premier tour, a annoncé ce dimanche sur LCI, qu'elle ne siégerait pas au sein du groupe La France Insoumise (LFI) à l'Assemblée nationale. "Quand Jean-Luc Mélenchon est intervenu sur TF1, il a parlé de 19 députés réelu au premier tour pour la France Insoumise. Il y en a eu, si on mon compte, 20", a-t-elle remarqué.

"J'ai bien compris que je fais plus partie du groupe", a-t-elle ajouté. Elle a également declaré qu'elle avait été écartée de la boucle "mise en place sur les téléphones" au sein du parti.

Clémentine Autain estime que "La France insoumise a du mal à supporter que tout le monde ne soit pas au cordeau, caporalisé". Affirmant "vouloir sortir des guerres fraticides", elle a indiqué qu'elle siégerait au côté des autres "purgés": Danielle Simonnet, Hendrik Davi et Alexis Corbière, qui, bien que n'ayant pas reçu l'investiture du parti de Jean-Luc Mélenchon, ont été réélus lors de ces législatives anticipées.

Quelques jours avant le second tour, le député de la Somme, François Ruffin, également réelu ce dimanche, avait également acté son départ des insoumis, qualifiant le tribun de "boulet" pour la gauche.

Sur le plateau de BFMTV plus tard dans la soirée, la députée de Seine-Saint-Denis a souligné qu'il était possible de "gouverner le pays", sans majorité absolue, le Nouveau front populaire ayant obtenu près de 180 sièges, selon les projections non définitives.

"Il faut un changement de culture politique pour gouverner ce pays dans l'état dans lequel on le trouve", a-t-elle signalé. Nous sommes dans un pays très facturée par des politiques d'injustice".

Clémentine Autain a indiqué que le programme porté par la coalition de gauche était le seul à répondre aux attentes "de la majorité du pays". Raison pour laquelle, il serait possible de gouverner selon elle. La dissidente insoumise n'a, pour autant, pas donné d'indications sur la stratégie que devrait adopter le NVP pour faire passer ses mesures.

"Il faudra aller chercher des majorités sur certains sujets et faire ce qu'on peux", a-t-elle exposé, évoquant égalament la possibilité de mettre en place des référendums.

Article original publié sur BFMTV.com