Législatives : après leur percée à l’Assemblée, les Insoumis risquent la crise de croissance

© Christophe Morin/IP3/MaxPPP

Tous le savent. Dimanche soir, à l’heure où les résultats du second tour des élections législatives tomberont, c’est un véritable saut dans l’inconnu que La France insoumise (LFI) s’apprête à effectuer. Que Jean-Luc Mélenchon soit potentiellement Premier ministre – ce qui n’est pas le scénario le plus probable – ou pas, les Insoumis vont massivement déferler à l’Assemblée nationale. Pendant cinq ans, ils se sont limités à un petit commando de 17 unités, ferraillant avec la majorité et se souciant peu des autres partis de gauche. Ils devraient maintenant constituer un large bataillon, plusieurs dizaines d’élus, voire une centaine, avec pour objectif de maintenir la dynamique de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes). Selon une étude Harris Interactive publiée vendredi, les députés La France insoumise devraient être entre 109 et 129 à l’Assemblée nationale*.

Devant cette poussée des Insoumis, un dirigeant écologiste pointe le risque d’ « une crise de croissance ». Les intéressés, eux, rétorquent qu’en 2017 aucun d’entre eux n’était député sortant, et que les nouveaux pourront se reposer sur quelques « anciens ». « On ne part pas de rien et ça va faire une grosse différence », estime Sarah Legrain, élue députée de Paris au premier tour, « loin d’être inquiète ».

Le fonctionnement « au consensus » devra évoluer

« On entre dans une autre dimension, reconnaît le député sortant de Seine-Saint-Denis Éric Coquerel. On va passer d’un groupe resserré et quasi famil...


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