Législatives 2024 : le Nouveau Front Populaire dévoile son programme, voici ce qu’il contient

Législatives 2024 : le Nouveau Front Populaire dévoile son programme, voici ce qu’il contient
JULIEN DE ROSA / AFP Législatives 2024 : le Nouveau Front Populaire dévoile son programme, voici ce qu’il contient

POLITIQUE - Un accord oui mais sur quoi ? Au lendemain de la signature de l’accord qui donne naissance au nouveau Front Populaire, les cadres des quatre principaux partis de gauche en ont présenté les grandes lignes et le programme « de rupture » ce vendredi 14 juin.

Front populaire : la carte des circonscriptions aux législatives 2024 pour chaque parti de l’union à gauche

Il a fallu quatre jours de discussions pour parvenir à ce projet commun (à consulter à cette adresse). Près de 150 mesures ont été prises pour une application « dans les 15 jours puis les 100 jours puis dans la suite de la mandature », a déclaré le numéro 1 de LFI Manuel Bompard. Entre reprises de certaines propositions du programme de la Nupes, compromis sur le conflit israélo-palestinien, rétablissement d’un ISF écologique, Le HuffPost fait le point sur les thèmes de campagne de la gauche pour ces législatives anticipées.

Smic à 1600 euros net et blocage des prix des biens de première nécessité

Les deux mesures figuraient déjà dans le programme de la Nupes aux dernières législatives. Elles se retrouvent parmi les priorités du Front Populaire pour une application dès les 15 premiers jours en cas de victoire aux législatives. Le blocage se fera par décret et porte sur les prix de l’alimentation, de l’énergie et des carburants.

L’abrogation de la réforme des retraites, assurance chômage et de la loi immigration

Unanimement, tous les partis de gauche se sont opposés à ces trois réformes portées par le président de la République et son camp. La réforme des retraites et la loi immigration en particulier leur ont donné l’occasion d’afficher leur unité, aussi bien à l’Assemblée que dans les rues.

Le conflit israélo-palestinien et le 7 octobre

C’est le sujet qui a achevé de faire exploser la Nupes, avec le refus de LFI de qualifier le Hamas d’organisation terroriste après l’attaque du 7 octobre. Cette décision avait provoqué l’incompréhension, voire la colère de certains élus de gauche et poussé les socialistes à retirer la mention « Nupes ». Dans le programme commun, la gauche a finalement opté pour la dénonciation « des massacres terroristes du Hamas », appelant à « imposer un cessez-le-feu immédiat à Gaza et faire respecter l’ordonnance de la Cour Internationale de Justice (CIJ) qui évoque, sans ambiguïtés, un risque de génocide ». Elle réclame la reconnaissance « immédiate » de l’État de Palestine « aux côtés de l’État d’Israël ».

Il reconnaît également une « explosion inquiétante, sans précédent » des « actes racistes, antisémites et islamophobes » en France, une réponse assez nette à la formule contestée de Jean-Luc Mélenchon qui avait considéré début juin que l’antisémitisme « rest(ait) résiduel en France ».

Rétablir un ISF (vert)

En cas de victoire aux législatives anticipées, le Nouveau Front Populaire promet de rétablir un « impôt de solidarité sur la fortune renforcé avec un volet climatique » via un projet de loi de finances rectificative dès « le 4 août ». L’alliance de la gauche souhaite également « taxer les plus riches au niveau européen pour augmenter les ressources propres du budget de l’Union européenne » et « généraliser la taxation des superprofits au niveau européen », selon son programme.

Un volet éducation

Dans les 100 jours, le Front populaire veut « réduire les effectifs des classes » à 19 élèves maximum et revaloriser les grilles de salaire des personnels de l’éducation nationale.

VIe République

Au cœur des divers programmes de la France Insoumise, la VIe République est aussi mentionnée dans le programme commun parmi les mesures à mettre en place sur le long terme, « par la convocation d’une assemblée constituante citoyenne élue ». L’abrogation de l’article 49.3 et l’instauration de la proportionnelle figurent aussi au programme.

Ce que ne dit pas le programme

Si écolos, insoumis, socialistes (et Place Publique) et communistes ont trouvé des terrains d’entente, certains sujets brillent par leur absence dans le programme commun. Ainsi, la sortie du nucléaire, objet de discorde entre les partis, n’est mentionnée nulle part. Seuls sont actés le principe d’une « loi énergie-climat » et l’objectif de neutralité carbone en 2050, sans préciser de quelle façon y parvenir.

De même, le nom d’un potentiel candidat pour Matignon ne figure nulle part. L’Insoumis Jean-Luc Mélenchon s’est dit « capable » de le faire, tout en refusant de s’imposer. Le député de la Somme François Ruffin s’est lui aussi déclaré prêt à assumer cette charge. Mais à ce stade, les directions plaident plutôt pour attendre le résultat des élections afin d’évaluer le rapport de force et d’identifier le groupe de députés le plus important.

À voir également sur Le HuffPost :

Législatives 2024 : Après l’accord du Front populaire, Glucksmann sort du silence sur l’union de la gauche

Législatives 2024 : la naissance du Front populaire déclenche un concours d’affiche sur Internet