Législatives 2024 : Emmanuel Macron veut « un grand débat sur la laïcité », première mesure de la Macronie

Le président français Emmanuel Macron s’exprime lors d’une conférence de presse au Pavillon Cambon Capucines à Paris, le 12 juin 2024.
STEPHANE DE SAKUTIN / AFP Le président français Emmanuel Macron s’exprime lors d’une conférence de presse au Pavillon Cambon Capucines à Paris, le 12 juin 2024.

POLITIQUE - Un président pour lancer la campagne. À 18 jours des législatives anticipées, Emmanuel Macron a détaillé les grands axes de campagne pour son camp, lors d’une conférence de presse ce mercredi 12 juin. Face à la montée en puissance de l’extrême droite lors des élections européennes, le Président de la République a assuré vouloir agir pour « la protection de nos valeurs républicaines ».

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Emmanuel Macron a en effet fait de la laïcité, le premier sujet programmatique abordé dans son propos liminaire. « Nous devons, comme le président Chirac l’avait fait, ouvrir un grand débat apaisé sur la laïcité, avec les élus, associations et entreprises, et prendre des mesures claires », a-t-il lancé. En 2003, le débat national ouvert par Jacques Chirac sur la laïcité avait conduit à la loi qui interdit le port de signes ou de tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse dans les écoles publiques.

« Il y a un sentiment que la laïcité n’est parfois pas bien appliquée », a encore déclaré le chef de l’État, avant d’insister : « la République doit respecter tous ceux qui croient en une religion et ceux qui ne croient pas ».

« Autorité républicaine à tous les étages »

Au-delà de ce débat national, le chef de l’État a promis une « autorité républicaine à tous les étages ». Il martèle ainsi : « plus de sécurité, plus de fermeté, réduire l’immigration illégale », mais refuse de « faire croire aux Français qu’il faut sortir de notre cadre constitutionnel pour plus de fermeté ».

Quid des autres idées pour reconquérir les électeurs ? En deuxième position, Emmanuel Macron place l’« ambition écologique et économique ». Un vaste sujet sur lequel le président ne fait pas d’annonces mais défend son bilan et veut poursuivre sa ligne politique. En résumé, le chef de l’État souhaite « encourager le travail plutôt que l’inactivité » et « poursuivre le chemin de l’écologie à la française »

Emmanuel Macron fait un « mea culpa »

Sur le volet social, Emmanuel Macron fait son « mea culpa » sur « l’accès au logement des jeunes ». « Nous n’avons pas assez avancé », a-t-il concédé. Le président de la République cite plusieurs chantiers à mener : lutte contre les déserts médicaux, rebâtir l’aide sociale à l’enfance, rebâtir l’école républicaine.

Dans cette perspective, le service national universel sera généralisé « d’ici à la rentrée 2026 ». Il faudra aussi interdire « l’usage des téléphones avant onze ans et surtout l’accès aux réseaux sociaux et à leur usage avant l’âge de quinze ans », défends Emmanuel Macron.

Le président de la République a par ailleurs assuré que les retraites seront bien indexées sur l’inflation, alors que le RN érige le pouvoir d’achat en axe prioritaire de sa campagne. « Tous ceux qui reviennent sur la réforme des retraites, c’est soit un projet d’appauvrissement des salariés, soit un projet d’appauvrissement des retraités », rétorque le président.

Enfin pour que les français puissent « mieux vivre », Emmanuel Macron souhaite « supprimer un échelon territorial » dans l’organisation administrative française, et donner le « choix » aux citoyens de « rouvrir la question des grandes régions qui ont éloigné la décision », sensible dans plusieurs d’entre elles.

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