Législatives 2024 : Damien Abad n’est pas soutenu par la majorité, assure Éric Dupond-Moretti

Damien Abad, candidat soutenu par la majorité ? « C’est faux », assure Éric Dupond-Moretti.
France 2/Capture d’écran Damien Abad, candidat soutenu par la majorité ? « C’est faux », assure Éric Dupond-Moretti.

POLITIQUE - « C’est faux ». Éric Dupond-Moretti est catégorique : l’ex-ministre Damien Abad, qui se présente aux législatives en tant que « candidat divers droite sans étiquette », n’est pas soutenu par la majorité présidentielle, contrairement à ce que l’intéressé affirmait il y a quelques jours.

Sur le plateau de Télématin ce lundi 17 juin, le ministre de la Justice est revenu sur les propos du député mis en examen pour tentative de viol, lorsqu’il affirmait bénéficier du soutien « plein et entier » de la majorité.

« Non ce n’est pas vrai. Il n’a pas été réinvesti, nous ne le soutenons pas puisqu’il n’est pas notre candidat », a déclaré le garde des Sceaux, comme vous pouvez le voir dans l’extrait ci-dessous.

Une responsable locale du groupe Renaissance avait affirmé la semaine dernière que le parti ne présenterait pas de candidat face à lui dans la 5e circonscription de l’Ain dans laquelle il se présente. Finalement, il aura bien un adversaire de la majorité face à lui puisque le groupe « Ensemble » a préféré accorder sa confiance à Nathalie Descours, déléguée départementale Territoires de Progrès Ain, selon La Voix de l’Ain.

« Les gens me connaissent »

Ancien chef des députés LR, Damien Abad avait été nommé en mai 2022 ministre des Solidarités, de l’autonomie et des personnes handicapées dans le gouvernement d’Élisabeth Borne, représentant une prise de guerre du président Emmanuel Macron à droite. Il avait été réélu député de l’Ain en juin 2022.

Dans la tourmente après des accusations de violences sexuelles, il avait quitté l’exécutif début juillet 2022 à l’occasion d’un remaniement. En mai 2024, il a été mis en examen pour une tentative de viol en 2010 sur l’une de ses trois accusatrices et placé sous le statut de témoin assisté pour les deux autres.

« Les gens me connaissent, ils savent la personne que je suis », s’est défendu l’élu de 44 ans, rejetant l’idée que l’affaire puisse nuire à sa candidature. Celle-ci est également compliquée par la percée du RN qui dispose d’un des cinq sièges de députés dans l’Ain et, fort de ses 36,53 % des suffrages aux élections européennes, espère en gagner d’autres.

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