Législatives 2024 : Bellamy votera RN contre le Front populaire en cas de deuxième tour, une évidence

Bellamy (ici le 18 juin) voterait « bien sûr » pour le RN face au Front populaire
GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP Bellamy (ici le 18 juin) voterait « bien sûr » pour le RN face au Front populaire

POLITIQUE - Les Républicains ne feront pas le front républicain avec le Front populaire. L’eurodéputé LR François-Xavier Bellamy a indiqué jeudi qu’il voterait « bien sûr » pour le Rassemblement national face à un candidat de l’alliance de gauche Front populaire s’il était dans une circonscription où son parti était absent du second tour des législatives.

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Sur Europe 1, l’élu, nommé président par intérim par les cadres de son parti après une journée rocambolesque, a assuré ce jeudi 13 juin qu’il ferait « tout pour empêcher que La France insoumise arrive au pouvoir », refusant que « la France tombe dans cette alliance d’extrême gauche. »

« Quand j’entends que le nouveau parti anticapitaliste (NPA) qui s’est réjoui du 7 octobre, qui a publié un communiqué de félicitations à l’égard de la résistance, c’est-à-dire du Hamas, est aujourd’hui membre de cette alliance infâme entre les gauches, le vrai antisémitisme il est là », a-t-il appuyé, avant de fustiger « la gauche morale qui donne des leçons de front républicain » et « se disloque dans cette horrible compromission avec le pire pour l’avenir du pays. »

« Ma position personnelle sur un second tour fictif n’est pas le sujet du moment. L’essentiel pour moi est ailleurs : soutenir partout dans le pays les candidats LR, qui sont les seuls capables d’apporter à la France l’alternative dont elle a tellement besoin », a aussi ajouté dans l’après-midi sur X François-Xavier Bellamy.

LR en plein psychodrame

Auréolé du pire score de sa famille politique aux élections européennes, François-Xavier Bellamy a été installé à la tête des Républicains (en duo avec Annie Genevard) mercredi après-midi par les poids lourds de son parti.

La direction a également décidé la reconduction des candidatures de tous les députés sortants, sauf Éric Ciotti et une de ses proches. Un candidat a également été désigné dans la circonscription du président exclu pour son accord avec le Rassemblement national.

La secrétaire générale Annie Genevard a dénoncé sa position « en rupture totale avec les statuts et la ligne portés par Les Républicains » qui, depuis des décennies, résistent à la tentation d’une alliance avec l’extrême droite.

Mais contre vents et marées, le patron continue de s’accrocher à son siège. « Je suis et reste le président de notre formation politique, élu par les adhérents », a répliqué Éric Ciotti, jugeant cette décision « illégale » et faisant planer la menace de « conséquences pénales ». Ce jeudi, le député sortant des Alpes-Maritimes a repris possession de son bureau de président et publié une vidéo le montrant au travail. Il doit notamment déjeuner avec le président du Rassemblement national Jordan Bardella.

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