Législatives 2022: surprises et infortunes de l'élection française

Professions inédites à l'Assemblée nationale, éliminations de certains ministres ou de figures du parti présidentiel, jeunes députés, les coups du sort positifs comme négatifs ont été légion lors de cette élection législative française. Tour d'horizon des résultats les plus marquants de cette soirée électorale.

Les élections législatives n'ont pas passionné les foules, en témoigne la faible mobilisation aux deux tours : moins d'un électeur français sur deux s'est déplacé. Pourtant les enjeux étaient grands comme le prouvent certains résultats aussi surprenant qu'en 2017. À l'époque, les novices de La République en Marche avaient submergé l'Assemblée, laminant les députés historiques du Parti socialiste et de l'UMP. Cette année, le retour de flamme contre le camp Macron a donné lieu à des résultats intéressants dans tous les camps.

Les entrées surprises

Cela ne devrait pas être une surprise dans une démocratie totalement égalitaire, mais ce sont toujours des événements. Dans une Assemblée nationale surdominée par les CSP+, l'entrée d'ouvriers et d'employés apporte une diversité sociale bienvenue. L'exemple le plus symbolique est Rachel Kéké, 47 ans, porte-parole des femmes de chambre en grève de l'hôtel Ibis des Batignolles, à Paris, qui emporte pour la Nupes la 7e circonscription du Val-de-Marne, devant l’ancienne ministre des Sports Roxana Maracineanu.

Si les trois quarts des jeunes français de 18 -24 ne se sont pas déplacés pour aller voter, certains jeunes candidats ont été élus. Le premier est Tematai Le Gayic, 21 ans, plus jeune député de l'histoire de la Ve République, élu député en Polynésie française pour la Nupes.


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