Aux législatives 2022, les points chauds de l'élection résumés dans une carte

Dissidences, duels, primo-candidatures médiatiques... Tour d'horizon, à dix jours du premier tour, des zones qui risquent de faire parler d'elles d'ici au 12 juin.

POLITIQUE - Vous ne l’aviez peut-être pas remarqué, mais cela fait trois jours que la campagne des élections législatives 2022 est rentrée dans sa phase dite “officielle”. Raison pour laquelle vous avez pu voir fleurir des panneaux électoraux affichant des portraits plus ou moins connus aux abords des écoles et des mairies. De la Nouvelle union populaire écologique et sociale (NUPES) à LREM en passant par le Rassemblement national ou Reconquête!, les différentes forces politiques engagées dans la bataille accélèrent en vue de la date fatidique du 12 juin, premier tour de ces élections.

Alors que le ministère de l’Intérieur a entériné les investitures de chaque formation (le nom de tous les candidats est visible en survolant chaque circonscription), il est désormais plus facile d’y voir plus clair sur les forces en présence, et de recenser les zones où le contexte mérite qu’on s’y attarde. Cette grosse trentaine de territoires est visible sur la carte interactive présentée ci-dessous.

Ces personnalités jouent leur avenir

Commençons ce tour de France en Normandie où la Première ministre Élisabeth Borne se frotte pour la première fois au scrutin législative. Elle est candidate dans le Calvados avec l’obligation de l’emporter pour rester à Matignon. Lui n’est plus ministre, mais se présente aussi pour la première fois. L’ancien ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a été investi par la majorité dans le Loiret, dans une circonscription où Marine Le Pen est arrivée en tête au second tour de l’élection présidentielle. Ce poids lourd du quinquennat écoulé parviendra-t-il à se faire élire pour la première fois député ?

Au-delà des trajectoires personnelles, ces élections législatives livrent également quelques enseignements politiques. Parmi eux, l’influence de Manuel Valls qui, malgré le travail reconnu du député LREM sortant Stéphane Vojetta, a réussi à s’imposer dans la 5e circonscription des Français de l’étranger, couvrant notamment l’Espagne et le Portugal. Sans animosité particulière à l’égard de l’ancien Premier ministre avec lequel il a signé un pacte de non-agression, le sortant se maintient et fait campagne.

La carte permet également de voir les candidatures dissidentes, et notamment autour de Montpellier, où le Parti socialiste local, sous l’influence de la présidente de région Carole Delga et du maire de la ville Michaël Delafosse, a décidé de maintenir ses candidats malgré l’accord sur la NUPES scellé par le parti à la rose et l’Union populaire. Même chose dans le Lot, où l’on peut voir l’ampleur des dissidences pilotées par la présidente de Région. Autour de Rouen, où le Parti socialiste, bien implanté localement, on observe également une spécificité géographique provoquant ces dissidences.

Batailles fratricides à l’extrême droite

Autre situation intéressante, la deuxième circonscription du Loir-et-Cher, où l’ex-LR Guillaume Peltier est candidat à sa réélection pour Reconquête!. Le RN, bien décidé à ne faire aucun cadeau au parti d’Éric Zemmour, a investi dans ce secteur un ancien filloniste: Roger Chudeau. Membre du cercle des “Horaces”, ces hauts fonctionnaires qui entourent Marine Le Pen, il pourrait bien gêner le député sortant, puisqu’il lorgne exactement sur le même électorat, souhaitant dépasser la droite et le RN. Le combat s’annonce donc rude dans le secteur.

Même fermeté du RN dans le Vaucluse à l’égard de Stanislas Rigault, pourtant un temps approché par le parti de Marine Le Pen. Le président de Génération Z fera face à Bénédicte Auzanot, une élue régionale lepéniste bien implantée. Quant à Éric Zemmour, candidat dans la 4e circonscription du Var, il fera aussi face à un adversaire RN, Philippe Lottiaux, qui a récemment reçu le soutien, sur place, du président du parti lepéniste Jordan Bardella.

Dans d’autres circonscriptions, des personnalités attirent la lumière médiatique. À l’image de l’humoriste Gérald Dahan qui retente sa chance en Charente-Maritime pour la France insoumise, après avoir échoué en 2017 dans les Hauts-de-Seine. Toujours sous les couleurs de la NUPES, le très médiatique Aymeric Caron se jette aussi dans le grand bain, dans la 18e circonscription de Paris.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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