Législatives 2022: Manuel Bompard qualifie Macron de "bonhomme", "mépris répond LREM

POLITIQUE - C’est un duel qui vire au règlement de comptes. Ce lundi 6 juin, invité de Sud Radio, Manuel Bompard en a remis une couche sur les hésitations d’Emmanuel Macron à vouloir nommer Jean-Luc Mélenchon, si sa formation de la NUPES arrivait en tête.

″Quand il nous dit ‘Jean-Luc Mélenchon ne peut pas être Premier ministre parce que je ne le nommerai pas’, bah si bonhomme tu vas le nommer!”, a-t-il lancé. “C’est une coutume institutionnelle”, argumente le candidat LFI dans les Bouches-du-Rhône. “Ce serait une provocation et ne pas respecter le résultat des législatives”, ajoute le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, exemples historiques à l’appui, comme vous pourrez le voir dans la vidéo ci-dessous.

Une expression qui est mal passée parmi les troupes d’Emmanuel Macron. À commencer par la porte-parole du gouvernement, Olivia Grégoire. “Cher Manuel Bompard, vous bafouez sans vergogne le respect républicain le plus élémentaire. La République, c’est toujours vous?”, ironise la ministre, en référence aux perquisitions houleuses qui avaient conduit Jean-Luc Mélenchon à utiliser l’expression “La République, c’est moi” en 2018, face à un policier impassible. Une scène qui lui a valu une condamnation pour “rébellion” et “provocation”.

Réponse immédiate du député européen, qui use d’ironie à son tour. “Diantre, j’ai dit ‘bonhomme’. J’aurais dû dire que je voulais l’emmerder, qu’il n’était rien ou qu’il était cynique et fainéant. Cela aurait été bien plus respectueux pour la République!”, écrit Manuel Bompard, en référence, cette fois, aux petites phrases d’Emmanuel Macron souvent appelées “Macronades”.

“Insulte et mépris”

Le petit jeu -qui n’élève pas le débat public- a continué avec Christophe Castaner, député LREM et président du groupe majoritaire à l’Assemblée nationale qui s’est offusqué à son tour des propos de l’Insoumis.

“L’insulte et le mépris permanent pour ceux qui ont été élus par les Français. Les insoumis ne l’acceptent pas, ils ne l’accepteront jamais: ne leur en déplaise les Français ont choisi et confirmeront leur choix dès le 19 juin!”, prédit l’ancien socialiste.

Il y a deux réalités à l’instant où ces échanges ont lieu: la NUPES n’est pas créditée dans les intentions de vote de remporter les élections législatives. Si elle gagne, en revanche, Emmanuel Macron n’aura pas vraiment d’autre choix que de nommer Jean-Luc Mélenchon Premier ministre. C’est inscrit dans leur accord de gouvernement et c’est une tradition républicaine difficile à chambouler, à moins de créer une instabilité encore jamais vue sous la Ve République.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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