Législatives 2022: les avancées entre PS et LFI sont une "capitalution" pour une partie des socialistes

Une vingtaine de propositions a été faite par le PS à LFI pour un programme commun aux législatives. Le PS acte des différences, mais il y aussi beaucoup de convergences avec les Insoumis. (Photo: SOPA Images via Getty Images)
Une vingtaine de propositions a été faite par le PS à LFI pour un programme commun aux législatives. Le PS acte des différences, mais il y aussi beaucoup de convergences avec les Insoumis. (Photo: SOPA Images via Getty Images)

Une vingtaine de propositions a été faite par le PS à LFI pour un programme commun aux législatives. Le PS acte des différences, mais il y aussi beaucoup de convergences avec les Insoumis. (Photo: SOPA Images via Getty Images)

POLITIQUE - Il n’est pas encore l’heure de parler d’accord entre le PS et LFI en vue des législatives, mais la teneur des discussions inquiète ceux qui s’y opposent, après la diffusion ce vendredi 29 avril d’un document de travail du PS qui confirme d’importantes avancées.

Dès l’ouverture des discussions entre les deux camps, la France Insoumise a établi plusieurs conditions non négociables en vue d’un accord dont l’abrogation de la loi El Khomri, la retraite à 60 ans ou encore la VIe République. Autant de points qui se retrouvent désormais dans la vingtaine de propositions du PS “socle” commun.

Pour une partie du PS, dont Julien Dray, ce document a été perçu comme une “capitulation politique”.“Le Parti socialiste va devenir une sorte de petit PRG”, met-il en garde sur CNews, sur la même ligne que François Hollande. Le ministre Olivier Dussopt, ancien membre du PS et figure de l’aile gauche de la Macronie, évoque un “reniement”. Dans Libération, Jean-Christophe Cambadélis déplore que le PS soit “prêt à se renier pour sauver 20 parlementaires”.

Carole Delga, présidente de la région Occitanie, cite Mendès France en guise de critique. La veille, elle a présenté trois candidats socialistes dans le Tarn en vue des législatives, sans attendre la consigne nationale. Un vrai pied de nez à la ligne Faure.

Et si d’autres lui emboitaient le pas? Le “Baron noir” n’hésite pas à appeler ce vendredi à “la désobéissance” vis-à-vis de la ligne Faure, et il n’est pas le seul. Rachid Témal, sénateur du Val-d’Oise prône une forme de résistance. Soulignant que ce texte n’a été adopté par “aucune instance” du parti, l’élu ne se sent “ni engagé ni tenu par cette démarche.”

“Nous restons et allons le reconstruire contre la volonté de quelques cadres de la direction”, abonde Marie-Arlette Carlotti, ancienne ministre déléguée sous François Hollande.

Après la diffusion du document ce vendredi, le premier secrétaire du PS a tenté d’éteindre l’incendie. “Il ne s’agit en aucun cas d’un accord avec la LFI. C’est un document qui acte des points de convergence, mais il reste des désaccords à lever sur le plan programmatique, stratégique et électoral”, fait savoir le PS à l’AFP.

Il n’empêche que le mal est fait, au moins sur l’image. En cherchant l’union des gauches, le PS prend le risque du schisme interne.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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