Législatives: À Montargis, Blanquer aspergé de chantilly et bousculé en plein tractage

Jean-Michel Blanquer photographié à Ferriere-en-Gatinais le 22 mai (Photo: GUILLAUME SOUVANT via AFP)
Jean-Michel Blanquer photographié à Ferriere-en-Gatinais le 22 mai (Photo: GUILLAUME SOUVANT via AFP)

Jean-Michel Blanquer photographié à Ferriere-en-Gatinais le 22 mai (Photo: GUILLAUME SOUVANT via AFP)

POLITIQUE - Campagne compliquée pour l’ancien ministre de l’Éducation nationale. Ce samedi 4 juin, Jean-Michel Blanquer, candidat dans la 4e circonscription du Loiret, a annoncé avoir été pris pour cible lors d’un déplacement.

“Une campagne électorale est un moment de bonheur démocratique par l’échange. Ça se passe bien ici à Montargis à la rencontre des citoyens.
Je viens d’être agressé par deux individus qui veulent casser cela. Ne l’acceptons pas”, a tweeté l’intéressé, appelant au “respect” de la démocratie.

Jean-Michel Blanquer a été pris à partie et aspergée de “mousse blanche”, par deux personnes qui ont été placées en garde à vue après cette altercation. Des images montrant le ministre à l’issue de cette agression ont notamment sur les réseaux sociaux.

Des enseignants inconnus de la justice

Le procureur de la République de Montargis Loïc Abrial a indiqué dans un communiqué qu’une enquête de flagrance avait été ouverte pour “violences volontaires aggravées”.

“L’ancien ministre de l’Education nationale a été aspergé de crème chantilly et insulté par deux hommes, âgés de 51 et 57 ans. La victime n’a pas été blessée. Les intéressés, domiciliés dans l’agglomération montargoise, exercent la profession d’enseignants dans le secondaire”, a précisé le procureur.

“Interpellés sur les lieux des faits, ils ont été aussitôt placés en garde à vue pour violences volontaires en réunion. Ils sont actuellement entendus par les enquêteurs du commissariat de police de Montargis”, a précisé Loïc Abrial. Les deux enseignants sont inconnus de la justice.

Le prédécesseur de Pap Ndiaye a immédiatement reçu le soutien du gouvernement. “Le débat, la confrontation des idées sont toujours des richesses. La violence physique ou symbolique n’a pas sa place dans notre démocratie”, a réagi la Première ministre, Élisabeth Borne. En réponse du tweet de Jean-Michel Blanquer, plusieurs députés ou candidats LREM ont également témoigné de leur soutien. Cette agression intervient au lendemain de celle subie par Marine Le Pen, qui a été visée par un jet d’œuf à Saint-Amand-les-Eaux, dans le Nord.

À voir également sur Le HuffPost: “Islamo-gauchisme”, “blackface”... Entre Pap Ndiaye et Jean-Michel Blanquer, le grand écart des idées

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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