Législatives à Madagascar: des candidats de la majorité accusent à leur tour l’opposition de fraude

À Madagascar, trois jours après les élections législatives, les accusations de fraude électorale se multiplient de part et d’autre. Le jour du vote du 29 mai, l’opposition s’est empressée de dénoncer des irrégularités, selon elle perpétrées au sein-même des bureaux de vote. Désormais, c’est aux candidats de la coalition présidentielle Irmar d’accuser le camp adverse de fraudes. Des déclarations faites au moment où les premières tendances se dessinent districts par districts.

Avec notre correspondante à Antananarivo, Pauline Le Troquier

L’opposition les accuse d’être favorisés par le pouvoir en place dans cette élection. À leur tour, certains candidats de la coalition présidentielle Irmar crient à la fraude. C’est le cas de Lalatiana Rakotondrazafy. La ministre démissionnaire de l’actuel gouvernement, candidate dans le district de Faratsiho au sud de la province d’Antananarivo, entend saisir la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) pour des pratiques de « corruption électorale » de ses adversaires, selon elle :

Des membres de l'équipe du candidat numéro 3 [candidat de la plateforme d’opposition Firaisankina, NDLR] attendaient devant le portail des bureaux de vote. Il demandait aux gens de voter pour leur candidat en échange d'un billet d'argent. La plupart du temps, c'était 10 000 ariary [environ 2 euros] d'après les informations que nous avons pu récolter. Il y a des témoins et on a récolté plusieurs preuves dans ce sens. »


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