Législative partielle à Paris : un faux candidat LREM, le candidat LR envisage un recours

·2 min de lecture

Le candidat LR à la législative partielle à Paris envisage un recours après qu'un candidat a concouru dimanche au premier tour en affichant trompeusement le soutien de LREM.

Le candidat LR à la législative partielle à Paris envisage un recours devant le Conseil constitutionnel après qu'un candidat a concouru dimanche au premier tour en affichant trompeusement le soutien de LREM, récoltant 4,4% des voix. "Cela fausse l'élection", a dit à l'AFP François-Marie Didier, arrivé en troisième position dans la 15e circonscription de Paris avec 18,52% des voix, et qui n'accède pas au second tour opposant Lamia El Aaraje (PS) et Danielle Simonnet (LFI).

"Je suis très étonné qu'une telle candidature ait pu être autorisée quand on voit plusieurs bulletins différents, qui ne portaient pas les mêmes noms et qui n'ont pas été envoyés aux électeurs", estime cet élu LR au Conseil de Paris qui avait le champ libre du centre à l'extrême droite en l'absence de candidats LREM, MoDem ou RN.

Invisible pendant la campagne, le candidat sans étiquette Jean-Damien de Sinzogan a récolté 516 voix, soit 4,4% des suffrages exprimés. S'il apparaît avec ce nom sur l'un de ses bulletins, il affiche son monarchisme en se présentant comme "Jean de Bourbon" sur un autre, flanqué du logo de La République en Marche. Ce candidat "vit à Neuilly, c'est un candidat clown", déplore encore M. Didier, qui dénonce un "mépris des électeurs et des candidats qui sont pour la plupart des élus de terrain".

"Cette utilisation du logo comme il apparait sur la photo et le bulletin de vote sont totalement frauduleuses".

Dès samedi, la section parisienne de LREM avait prévenu: si "Jean de Bourbon et Victor Mensah se revendiquent d'En Marche, ce ne sont pas nos candidats. Cette utilisation du logo comme il apparait sur la photo et le bulletin de vote sont totalement frauduleuses".

Contacté par l'AFP, le parti présidentiel dit avoir formé un référé(...)


Lire la suite sur Paris Match