L'édito du rédacteur en chef : "les voies de la discorde"

Avant les européennes, c'était pourtant la routine que l'on connaît tous : beaucoup de monde sur la file du milieu (là où on peut en même temps doubler et se rabattre), moins sur celles de gauche et de droite. Et puis patatras ! Une dissolution de l'Assemblée nationale plus tard, ça s'est mis à déboîter à tout-va, la plupart du temps sans clignotant, et de préférence en multipliant les queues de poisson. Résultat, à la veille du premier tour, plusieurs partisse sont agglutinés sur les files des extrêmes, laissant le centre bien désert. Qui en empruntant la bande d'arrêt d'urgence, qui en faisant des “appels de fard” pour tirer la couverture à lui, qui jeune permis, qui vieux routier, le tout dans une cacophonie de coups de Klaxon. Le résultat : un inquiétant convoi composite lancé à tombeau ouvert, pare-chocs contre pare-chocs, sur l'itinéraire qui mène tout droit au palais Bourbon.

Autant dire qu'à ce compte-là, les distances de sécurité en matière de promesses électorales n'ont pas fait de vieux os. Ces derniers temps, chacun y a été de sa (ou de ses) mesure(s) choc(s) - surtout pour le pouvoir d'achat -, quitte à devoir revenir dessus dès demain (en mettant tout sur le dos de l'Europe, on parie ?). Baisse des taxes ou blocage des prix des énergies, fin des ZFE, sauvetage des voitures thermiques en 2035, relocalisation de l'industrie (mal engagée) … L'automobile a joué, sinon le premier rôle dans le vote des Français, en tout cas celui de catalyseur. Chacun étant, au fond, libre de croire ou pas les belles paroles des candidats et de leurs...Lire la suite sur Autoplus