Et si l'écriture inclusive avait sa propre typo ?

Elsa Pereira
·1 min de lecture
Tristan Bartolini a remporté le Prix Art Humanité © Tristan Bartolini

Tristan Bartolini, un étudiant genevois, a remporté ce 15 octobre le Prix Art Humanité 2020 de la Croix-Rouge pour son projet “L’inclusif-ve”, une police de caractères épicène.

Et si le masculin ne l'emportait plus sur le féminin ? Etudiant à la HEAD (Haute école d'art et de design Genève), Tristan Bartolini a conçu, pou r son projet de diplôme, un alphabet capable d’exprimer tout le spectre du genre. “Un thème au service d’une cause, en accord avec mes engagements et convictions”, explique-t-il dans La Tribune de Genève.

Pour signifier graphiquement l'inclusivité, l'artiste a élaboré de nouveaux signes typographiques mêlant à la fois les terminaisons masculine et féminine. Des traits et des ligatures pour ouvrir les mots genrés de notre langue à de nouvelles perspectives. Ici, le “e” et le “a” de “le” et “la” s'enlacent pour ne former qu'un, tout comme le “p” et le “m” de “père” et “mère”.

Pour celles et ceux qui verraient un affront à l'orthographe, l'idée n'est pourtant pas nouvelle. Notre alphabet fait déjà acte de digrammes soudés, le fameux “e” dans l'“o”. “Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme”, disait Lavoisier.

Exit le point médian

Au total, (...)

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