L'école Louis Aragon débaptisée : Tartuffe à Clichy

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Olivier Barbarant, poète et collaborateur de nos pages culturelles qui a dirigé la Pléiade poésie Aragon, réagit à la débaptisation de l’école Louis Aragon dans la ville des Hauts-de-Seine.

Notre temps s’agite autour des mots et des images, souvent pour ne plus toucher aux choses : faute d’un projet ou d’un espoir de transformation du monde, il reste la petite fièvre de la bataille symbolique. Lorsque le teint des vedettes publicitaires aura sur nos écrans l’exacte proportion de celui de la population française, il n’est pas tout à fait certain que le racisme aura reculé, ni que les conditions de vie des Français d’origine étrangère auront connu le moindre progrès, mais le monde nouveau laisse aux archaïques ces menus détails.À quoi bon s’occuper encore d’inégalités, d’exploitation ? L’urgence est de traquer la connotation dans le recoin de productions médiatiques, d’épouiller les paroles ou les mises en scène des ritournelles populaires, afin de savoir si " Tata Yoyo " ou " Cho cho chocolat " ne dissimuleraient pas un inconscient colonialiste. Cette nouvelle exégèse mobilise peut-être des outils un peu volumineux pour les textes qu’elle étudie ; mais l’époque a aussi un peu perdu le sens des proportions."Il y a incontestablement aujourd’hui un regain des batailles mémorielles"On s’en voudrait pourtant de minorer à l’excès ces batailles : elles trahissent une crise profonde dans le rapport au passé. Plutôt qu’à penser un avenir, certains esprits prétendent censurer...

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