Léandro Erlich, vendeur de nuages

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Léa Simone Allegria, écrivaine et auteure du “Grand Art” (Flammarion), s'arrêtera chaque semaine sur une œuvre qui fascine – pour de bonnes ou de moins bonnes raisons – et façonne l'art. Cette semaine : “Le nuage” de Léandro Erlich.

Un chien ! Un visage ! Une tortue ! " Nous rêvons, nous voyons des choses qui n’existent pas dans le ciel, nous devenons presque propriétaires des nuages " explique le plasticien argentin Léandro Erlich, bien décidé à rendre les rêves à portée de nos mains. Chacun de ses nuages porte un nom, " chaussure ", " chapeau ", un nom qui paraît éphémère puisque l’on s’attend à ce que la forme change, en un fragment de seconde, chaussure deviendra chapeau, et chapeau disparaîtra. L’artiste n’est pas magicien, il dévoile d’emblée à son public les ficelles de ses créations – révéler les trucages lui permet de bousculer notre rapport au réel. Quand on s’approche du nuage, on comprend vite comment la superposition en transparence de sept plaques de verre donne l’illusion du volume. " Un réflexe primitif nous pousse à distinguer le vrai du faux, de l’artificiel. Mais la réalité est une construction humaine. ""Entre une cathédrale et un supermarché"Et l’illusion reste spectaculaire. Imaginez bien : vous n’avez pas mis les pieds dans un musée depuis une éternité, l’art vous manque, les surprises, l’inattendu, la nouveauté ont déserté vos vies. Et voici que depuis le 21 janvier, la célèbre Galleria Continua vous ouvre grand ses portes en plein Paris –...

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