L'âge du plus vieux fossile d'Homo sapiens reculé à 230.000 ans

·2 min de lecture

Une nouvelle étude menée par l'Université de Cambridge repousse de 30.000 ans au moins l'âge d'Omo 1, plus vieux fossile d'Homo sapiens avéré à ce jour. Trouvé en Éthiopie dans les années 1960, sa datation a toujours été considérée comme délicate.

En 1967, l’équipe du découvrait près de Kibish, dans la vallée de l’Omo, au sud de l’Éthiopie, deux crânes qui allaient devenir les plus anciens restes fossiles d’Homo Sapiens connus. Durant environ quarante ans, on estime que l’Homme de Kibish, aussi appelé Omo 1 et Omo 2, est daté de 130.000 ans. En 2005, son âge est encore revu à la hausse : d’après une étude des sédiments dans lesquels il reposait, il aurait plutôt 195.000 ans, 200.000 au maximum.

Publiées ce mercredi 12 janvier 2022 dans la revue , de nouvelles analyses viennent vieillir encore un peu plus notre plus ancien ancêtre direct et avéré, reculant le moment où il a foulé le sol éthiopien de 30.000 ans. L’équipe internationale de scientifiques à qui l’on doit cette réévaluation, dirigée par l'Université de Cambridge, a démontré que les restes d’Omo 1 devaient être plus anciens qu'une colossale éruption volcanique survenue près du site d’Omo Kibish il y a 230.000 ans.

Mais, et l'Homme d'Irhoud ? En 2017, une équipe internationale dirigée par Jean-Jacques Hublin de l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste de Leipzig et le Marocain Abdelouahed Ben-Nce , les restes de cinq individus datant d’environ 315.000 ans, repoussant ainsi de 100.000 ans l’âge de notre espèce. Si ces fossiles marquent incontestablement un nouveau jalon dans l’histoire humaine la plus récente, ils ne peuvent pour autant pas être considérés comme ceux d'un Homo sapiens tel qu'on le définit aujourd'hui. Pour Jean-Jacques Hublin, les fossiles de Djebel Irhoud montrent plutôt qu'il existe un stade "Homo sapiens archaïque", ces ossements présentant de nombreuses caractéristiques de notre espèce. En somme, ils prouvent que notre évolution était enclenchée dès 300.000 ans.

Faire parler les cendres

L’une des meilleures manières de dater un fossile est d’avoir à disposition des cendres volcaniques au sein des niveaux de sédiments, celles-ci pouvant être datées à plus ou moins 100 ans près grâce à la récente méthode Argon-Argon. C[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles