"Pas là pour se faire plaisir": après la polémique Fournas, Le Pen appelle ses élus à "peser" "chaque mot"

Marine Le Pen, cheffe du groupe Rassemblement National (RN), le 4 novembre 2022 à l'Assemblée nationale, à Paris - Alain JOCARD © 2019 AFP
Marine Le Pen, cheffe du groupe Rassemblement National (RN), le 4 novembre 2022 à l'Assemblée nationale, à Paris - Alain JOCARD © 2019 AFP

Des propos en guise d'avertissement pour les députés. En réunion en groupe ce mardi à l'Assemblée nationale, les élus du RN ont eu le droit à une mise au point de Marine Le Pen qui n'a guère apprécié les propos racistes d'un membre de son camp dans l'hémicycle jeudi dernier.

"Je me permets de vous rappeler votre devoir de responsabilité. Chaque mot que vous prononcez doit être pesé. On n’est pas là pour se faire plaisir", a lancé l'ancienne candidate à la présidentielle, selon un député présent auprès de BFMTV.

"Nous sommes tous liés"

Le député RN Grégoire de Fournas a lancé "Qu'il retourne en Afrique!" lors d'une question au gouvernement de l'insoumis Carlos Martens Bilongo. Malgré sa défense, ce député de Gironde a écopé de la sanction maximale prévue par le règlement de l'Assemblée nationale.

De quoi fâcher Marine Le Pen qui veut notabiliser son parti en utilisant le travail de ses 88 députés. Si elle a veillé à ne pas se désolidariser publiquement de son lieutenant, dénonçant sur notre antenne "une manipulation politique", pas question que ce type de polémique qui met à mal sa stratégie de normalisation ne se reproduise.

"Vous êtes des députés, des représentants de la Nation française, vous devez adapter votre comportement, vos propos, à ce statut. Le Rassemblement national est une famille, et nous sommes tous liés", a encore insisté la présidente du groupe RN devant les députés.

Bardella raccord

Jordan Bardella, désormais président du mouvement depuis samedi dernier, a également défendu la ligne de Marine Le Pen devant les parlementaires. Le député européen avait pourtant farouchement défendu Grégoire de Fournas lors de son discours d'intronisation à la Maison de la Mutualité à Paris, en évoquant une "chasse à l'homme" et un "procès révoltant".

Avant cet incident, Grégoire de Fournas était pressenti pour devenir porte-parole du RN aux côtés de Jordan Bardella.

Article original publié sur BFMTV.com