Les Kurdes syriens répliquent aux raids turcs et tirent des roquettes sur une ville frontalière

© Ihlas News Agency / Reuters

Au lendemain des raids aériens menés par la Turquie contre les forces kurdes dans le nord de l’Irak et de la Syrie en représailles à un attentat qui avait frappé Istanbul le 13 novembre, des tirs de roquettes depuis le territoire syrien ont visé lundi 21 novembre une ville frontalière turque. Au moins trois personnes sont décédées et une dizaine ont été blessées, tandis que le président turc Recep Tayip Erdogan annonce la poursuite des opérations militaires contre les combattants kurdes.

Avec notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer

Selon les autorités turques, cinq roquettes et mortiers tirés depuis le nord de la Syrie sont tombés à la mi-journée sur la localité de Karkamis, dans la province de Gaziantep. Les tirs ont notamment frappé des habitations et la cour d’un lycée. Un élève et une enseignante figurent parmi les victimes.

La veille, d’autres tirs de roquettes également attribués aux forces kurdes de Syrie avaient visé un poste-frontière de la province voisine de Kilis, blessant un soldat et sept policiers. Le ministère de la Défense annonce ce lundi avoir répliqué. Des unités de l’armée turque à la frontière turco-syrienne ont notamment tiré des obus en direction des forces kurdes.

Les combats s'intensifient

La Turquie brandit cette menace depuis le mois de mai et pour laquelle elle cherche encore l’appui de la Russie et de l’Iran, alliés du régime syrien.

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