Kung Fu, humour potache et fesses: dans les coulisses des "Minions 2"

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Une scène du film
Une scène du film

Retardé pendant deux ans à cause de la pandémie, Les Minions 2: Il était une fois Gru (au cinéma le 6 juillet) était présenté lundi dernier en avant-première mondiale au festival du cinéma d'Annecy. Une comédie d’aventures trépidante, promise à un succès éclatant dans les salles obscures.

Si le résultat renouvelle la franchise avec un univers entre James Bond, Indiana Jones et Bruce Lee, et devrait ainsi séduire un large (jeune) public, le film convaincra moins les détracteurs des Minions, ces adorables créatures jaunes qui rêvent de faire le mal, mais en sont parfaitement incapables.

Bande de super-vilains

Situé dans les années 1970, Les Minions 2 met en scène la première aventure du jeune Gru (Gad Elmaleh). Il rêve d’intégrer la bande de super-vilains des Vicious 6, dont il est le plus grand fan. Mais pour leur prouver sa valeur, il va devoir s'opposer à eux. C'est le début d’une course contre la montre à travers les Etats-Unis dans laquelle les Minions vont jouer un rôle décisif.

"Nous sommes partis de la fin du dernier film, où on montrait la première rencontre entre les Minions et Gru. Dans ce nouvel opus, on a voulu raconter comment ils se sont associés, comment était leur relation au tout début. Et on a voulu découvrir comment Gru était lors de sa jeunesse", raconte à BFMTV Kyle Balda, le réalisateur de ce cinquième film de la franchise Moi, moche et méchant.

"Avec le temps, la chose la plus importante que nous ayons apprise avec les Minions est ce dont ils avaient besoin pour qu'une de leurs aventures fonctionne pleinement", ajoute-t-il. "Dans les premiers films, ce sont vraiment les serviteurs de Gru. Puis on a commencé à se demander d'où ils venaient, pourquoi ils aidaient Gru. C'est comme cela que sont nés ces deux films dérivés. Avec ce nouveau film, on a voulu aller plus loin et jouer avec l'imagerie des années 1970 et faire des Minions de véritables héros."

Respecter la morphologie des Minions

Animer les Minions reste un exercice très particulier. Impossible de faire faire n'importe quoi à ces petits héros burlesques. "Nous sommes limités par leur corps - surtout lorsque l'on veut leur faire faire du kung fu, comme dans Les Minions 2", précise Kyle Balda. "Ils ne peuvent pas tout d'un coup avoir des jambes plus longues. On doit respecter leur morphologie. Cela nous a permis de tester de nouvelles choses avec eux."

Mais s'ils peuvent difficilement allonger un Minion, ils peuvent au contraire l'épaissir. C’est ce qu'ils ont fait avec Otto, nouvelle addition à la bande. "C’est un Minion un peu plus imposant, un peu plus enrobé que les autres. Il aurait été très facile de le faire ressembler à Bob [le plus petit des Minions, NDLR] donc on a réduit ses lunettes, on lui a ajouté un appareil dentaire. C’est plus facile pour les enfants de s’identifier à lui. On a voulu créer un personnage qui était un peu brimé et qui va s’affirmer au cours du film."

Malgré les deux années supplémentaires obtenues avec le report lié à la pandémie, Kyle Balda n'a pas peaufiné inlassablement le long-métrage. "On avait presque fini au début de la pandémie. Il nous restait quelques semaines, qui se sont transformées en quelques mois, puisque tout s’était ralenti. On a profité de cette opportunité pour retravailler certains détails, mais il n’y a eu aucun changement majeur dans l’histoire."

Kyle Balda, qui travaille sur la licence depuis le premier volet de Moi, Moche et Méchant (2010), a cependant été confronté pour la première fois à un défi inédit: raconter une aventure des Minions sans Pierre Coffin, qui a écrit et réalisé les quatre premiers films de la saga.

"Il y a tellement de films actuellement en production chez Illumination [le studio qui produit Les Minions, NDLR] que Pierre n'était pas disponible. Ceci étant dit, il a quand même été impliqué dans la création du film. Comme il connaît intimement les Minions, il sait comment ils se déplacent, comment ils fonctionnent. On lui montrait les séquences storyboardées et il ajoutait les dialogues des Minions."

Fesses de Minions

En une décennie, depuis la sortie du premier Moi, Moche et méchant, les techniques d'animation 3D ont beaucoup évolué. Elles permettent désormais de représenter avec une finesse insoupçonnée des personnages dont on reproche souvent le design grossier. "Les outils pour les animer sont désormais bien plus précis. On peut obtenir un meilleur rendu à l’écran, avec des textures plus détaillées", note Kyle Balda.

Le look des Minions a ainsi été très légèrement revisité au cours de ces dernières années. "Il faut qu’ils conservent la même apparence qu’au premier jour, mais si vous faites attention aux Minions dans les derniers films, vous verrez que lorsque la lumière du soleil se pose sur eux, on a l’impression qu’elle les pénètre légèrement."

Le renouvellement est surtout graphique: l'humour, burlesque, reste le même. Avec en prime deux scènes où les Minions dévoilent leur auguste fessier. "Leurs fesses devaient être très mignonnes! Elles sont très rondes, très douces", s’amuse le réalisateur. "Leur humour fonctionne sur l'autodérision. Ça colle parfaitement. Mais il faut bien doser. Au départ, on avait deux ou trois blagues de plus sur leurs fesses, mais on les a coupées, car ça n'apportait rien à l’histoire."

Les Minions vont continuer d'évoluer au fil des prochaines années sur le grand écran. "La prochaine étape, c'est un nouveau film avec Gru en adulte", annonce Kyle Balda. "On va poursuivre son histoire et revenir aux fondamentaux."

Article original publié sur BFMTV.com

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