Kosovo: Vjosa Osmani accède à la présidence du pays

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Vjosa Osmani, alliée du nouveau Premier ministre du Kosovo, Albin Kurti, a été élue présidente du pays par le Parlement. Au Kosovo, le président est élu au suffrage indirect. Cette élection achève de changer radicalement le paysage politique du pays, mais augure des tensions avec la Serbie voisine.

Avec notre correspondant dans les Balkans, Laurent Rouy

Les électeurs du Kosovo avaient donné, aux législatives de février, plus de 50% de leurs voix au candidat anti-système, Albin Kurti. Dimanche, il a réussi à faire élire, par le Parlement, sa candidate au poste de présidente du pays. Vjosa Osmani, juriste de 38 ans, est une figure politique de centre droit. Rejetée par son parti bien que très populaire, elle avait fait alliance avec la formation de gauche nationaliste de Kurti. Osmani est la deuxième femme élue présidente du Kosovo, un pays pourtant très conservateur et patriarcal.

Stabilité politique

Avec cette élection, le Kosovo n'aura jamais été aussi stable politiquement : toutes les institutions sont solidement tenues par la nouvelle majorité. On peut s'attendre à d'importantes réformes dans ce petit pays miné par la corruption et le clientélisme. En revanche, les négociations avec la Serbie, prioritaires pour l'Union européenne et Washington, mais actuellement au point mort, risquent de s'éterniser : la présidente a tenu un discours très offensif à l'encontre de Belgrade.

La paix après des excuses de la Serbie

Vjosa Osmani affirme que la paix ne sera possible qu'après des excuses de la Serbie. Elle rejoint ainsi son Premier ministre Albin Kurti, pour qui ces négociations ne sont pas une priorité. Il y a fort à parier que le nouvel exécutif ne complique encore les relations déjà exécrables entre les deux capitales.

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