Kong, Les figures de l'ombre, De plus belle : ce qu'il faut voir (ou pas) au cinéma le 8 mars 2017

Kong : skull island

Kong, de retour au cinéma. Copyright : 2017 WARNER BROS. ENTERTAINMENT INC., LEGENDARY PICTURES PRODUCTIONS, LLC AND RATPAC-DUNE ENTERTAINMENT LLC. ALL RIGHTS RESERVED

> De quoi ça parle ? Du monstre le plus célèbre de l’histoire du cinéma. Une bande d’explorateurs américains débarque sur son île, au lendemain de la guerre du Vietnam, et largue des bombes qui le mettent en rogne. Dommage car Kong, malgré sa taille de gratte-ciel, n’est pas si méchant que ça…

> Le gros plus : Les effets et la mise en scène spectaculaires. Les combats entre Kong et les autres créatures géantes de l’île (poulpe, araignée, rampants au dents d’acier…) sont hyper impressionnants et techniquement irréprochables. Qui plus est, la superproduction ne joue ni le suspense ni l’économie : le monstre apparaît dès les premières minutes et ne quitte plus le paysage.

> Il est comment le casting ? Tom Hiddleston est sexy, Brie Larson couillue… mais on s’en fout. La vraie star du film, c’est le monstre. Les autres personnages ne sont qu’accessoires.

> Les séquences : Outre les corps à corps entre les créatures, on reste scotchés devant les plans de Kong sur fond d’explosions, d’incendie ou de soleil couchant. Un petit air d’Apocalypse now au pays des monstres.

Kong, fan de Coppola ? Copyright : 2017 WARNER BROS. ENTERTAINMENT INC., LEGENDARY PICTURES PRODUCTIONS, LLC AND RATPAC-DUNE ENTERTAINMENT LLC. ALL RIGHTS RESERVED

> Le petit hic : Le portrait caricatural des militaires, en particulier du leader borné et assoiffé de revanche incarné par Samuel L. Jackson.

> A noter : Après le Godzilla (moins réussi) de Gareth Edwards sorti en 2014, ce film est le second d’une franchise. Le troisième épisode devrait réunir King Kong et Godzilla.

> A voir si vous aimez les films de monstre. Ce Kong surpasse de loin celui de Peter Jackson.

De Jordan Vogt-Roberts. USA, 1h58.

 

De plus belle

Florence Foresti en plein questionnement dans “De plus belle”. Copyright : Studio Canal

> De quoi ça parle ? D’une femme qui essaie de se reconstruire après un cancer du sein. Ses rencontres avec une prof de danse et un séducteur arrogant mais charmant lui apprendront à s’aimer à nouveau.

> Elle est comment Florence Foresti ? Fort peu attachante, pas toujours juste, et desservie par un scénario qui enfonce des portes ouvertes.

> Le gros hic : Les dialogues lourds de sens et alignant les clichés, le jeu de Mathieu Kassovitz totalement à côté de la plaque dans la peau d’un Dom Juan au rabais, ou encore le personnage grotesque de prof de danse, philosophe et anglophone à ses heures perdues, campé par Nicole Garcia.

> Le petit plus : Il y a beaucoup de bons films au cinéma cette semaine.

> A ne pas voir si vous n’aimez pas la guimauve et les violons.

D’Anne Gaëlle Daval. France, 1h38.

 

Les figures de l’ombre

Octavia Spencer, Taraji Henson et Janelle Monae, trio de choc des “Figures de l’ombre”. Copyright: 20th century fox.

> De quoi ça parle ? De l’histoire vraie de trois pionnières, des scientifiques afro-américaines qui, en rendant  possible la mise en orbite de l’astronaute John Glenn dans les années 60, firent tomber quelques préjugés de race et de genre.

> Le gros plus ? L’absence de pathos. Produit par Pharell Williams himself, Les Figures de l’ombre tire le portrait de trois battantes qui jamais ne se résignent et ne s’apitoient. Une véritable leçon de courage, tout en panache et en dignité, et un exemple à suivre et à se remémorer en cette Journée internationale des droits de la femme.

> Les actrices : Epatantes, surtout Taraji P. Henson, la star de la série Empire, qui se glisse ici dans la peau de Katherine Johnson, mathématicienne de génie qui fut la première femme noire à intégrer un service d’hommes blancs à la NASA.

> A savoir : Après un petit rôle dans Moonlight (dans lequel elle donnait déjà la réplique à Mahershala Ali, Oscar du second rôle masculin), la chanteuse de soul Janelle Monae fait une seconde incursion sur grand écran avec son rôle de femme ingénieur.

> La séquence : Celle où le patron de Katherine (Kevin Costner, de retour au top) détruit la pancarte “Toilettes pour femmes de couleur” dans le bâtiment réservé aux employées afro-américaines, réalisant que sa collègue doit parcourir 1,5 km pour se rendre au petit coin chaque jour à cause des lois ségrégationnistes de l’époque.

> A voir si vous avez aimé La couleur des sentiments dans lequel jouait déjà Octavia Spencer, l’informaticienne des Figures de l’ombre.

De Theodore Melfi. USA, 2h06.

Et aussi :

> La confession. Romain Duris et Marine Vatch rejouent l’histoire d’amour platonique entre un religieux et une jeune communiste.  Une relecture moderne et vibrante de Léon Morin, prêtre après la version de Melville avec Jean-Paul Belmondo et Emmanuelle Riva.

> Miss Sloane. Jessica Chastain se glisse dans la garde robe chic de la lobbyiste la plus redoutée de Washington. Une belle performance d’actrice dans un film aux ficelles parfois un peu grosses.

> Monsieur et Madame Adelman. Nicolas Bedos conte une histoire d’amour sur plusieurs décennies entre un écrivain mégalo et sa femme restée dans l’ombre. Un premier film inégal mais touchant.

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