"Knives and Skin", premier film expérimental de Jennifer Reeder : l'éveil à la sexualité d'une bande d'ados dans une Amérique névrosée

Laurence Houot

Knives and Skin est le premier long-métrage de la réalisatrice et scénariste américaine Jennifer Reeder, qui a réalisé de nombreux courts-métrages. En salles le 20 novembre, le film montre une Amérique déboussolée dans laquelle les adultes, complètement paumés, ont bien du mal à jouer leur rôle de parents auprès d'adolescents arrivés à l'âge des premiers émois et de l'éveil à la sexualité. Ce premier film, à la réalisation expérimentale, questionne sur la sexualité et sur le consentement, sur fond de deuil.




Disparition inquiétante

Extérieur nuit, dans la pénombre d'une carrière abandonnée, Carolyn Harper, une jeune fille en costume de fanfare et lunettes luminescentes flirte avec un jeune homme. Quand elle lui demande d'arrêter, il se fâche, la bouscule et l'abandonne en pleine nuit, allongée sur la grève au bord du plan d'eau. Plus tard, sa mère, qui dirige la chorale de l'école, inquiète de ne pas la voir rentrer, prévient la police. Cette disparition suscite peu d'émoi dans la communauté de cette petite ville en apparence tranquille de l'Illinois.

Les adultes, pour la plupart engloutis par leurs propres naufrages, se préoccupent peu de cette disparition, et plus généralement des préoccupations de leurs enfants adolescents. Dans les jours qui suivent, pourtant, trois amies de la (...)

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