Klaus Iohannis, l’“idiot utile” de Scholz et Macron

LUDOVIC MARIN/AFP

Le 16 juin, le président Klaus Iohannis était à Kiev avec Emmanuel Macron, Olaf Scholz et Mario Draghi pour rencontrer le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.

Un article d’opinion du quotidien polonais Dziennik Gazeta Prawna remarque cependant que le chef de l’État roumain, issu de la minorité saxonne de la Transylvanie, n’a pas pris le même train pour Kiev que les trois autres dirigeants européens, partis de Pologne. “Il n’y avait plus de place dans le train”, ironise l’auteur, s’empressant d’ajouter que Klaus Iohannis “a aussi manqué de temps pour dire quoi que ce soit d’intelligent dans la capitale ukrainienne”.

Si les trois dirigeants “de la vieille Europe” ont soutenu sur place le statut de candidat à l’Union européenne de l’Ukraine, “dans les couloirs, ils ont poussé pour que des négociations de paix se tiennent avec Poutine”. Un scénario redouté par l’Europe centrale et orientale et les pays Baltes, qui craignent toute concession territoriale en Ukraine et plaident pour une intégration du pays dans les “structures occidentales”.

Sauf que “la vieille Europe”, elle, veut “une paix rapide, de l’essence pas chère et une inflation en baisse”, au détriment du tracé des frontières ukrainiennes. “Une position inacceptable du point de vue polonais comme pour le flanc est de l’Otan”, martèle la publication.

Et Klaus Iohannis dans tout cela ? Il “devait jouer le figurant d’Europe centrale”. Un rôle d’idiot utile, qui justifiait un “humiliant” train à part, auquel le président roumain, en fonction depuis 2014, n’a rien trouvé “à redire”.

De quoi sérieusement endommager le groupe des “neuf de Bucarest”, réunissant l’ensemble des pays de l’Europe centrale et orientale anciennement sous influence Moscovite, juge l’auteur.

Le Triangle de Weimar – une instance consacrant le rapprochement entre la Pologne, l’Allemagne et la France – est quant à lui en état de “mort cérébrale”. L’absence du président polonais, Andrzej Duda, à Kiev, en témoigne. “Les Allemands et les Français se sont trouvé un autre partenaire en Europe centrale”, conclut l’article.

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