Kirghizistan: Sadyr Japarov, sorti de prison en octobre dernier et désormais chef d'État

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Celui qui était en prison jusqu’aux évènements d’octobre dernier, a les coudées franches pour diriger le pays. Ce qui sera difficile dans cette ex-république soviétique d’Asie centrale très instable, qui a vu 3 de ses présidents renversés en 15 ans.

De notre envoyé spécial à Bichkek, Régis Genté

Sitôt sa victoire confirmée, Sadyr Japarov a appelé au rassemblement de tous. « La minorité doit se soumettre à la majorité », a-t-il lancé dimanche 10 janvier 2021, quelques heures avant que la mission d’observation de l’OSCE ne souligne la grande inégalité de chances qui a régné pendant la campagne.

M. Japarov a aussi minimisé le faible taux de participation du scrutin, 39%, en l’expliquant par des raisons techniques. Et ce, avant d’insister sur la nécessité de la stabilité pour remettre sur pied son pays, de 6 millions d’habitants, afin de sortir de l’état de crise où il se trouve depuis octobre dernier.

Le chef de l’État élu a aussi tenu à rassurer quant au régime présidentiel, en promettant un certain équilibre des attributions entre le Parlement et le président.

Le régime présidentiel avait été abandonné voilà 10 ans suite aux renversements en 2005 et 2010 des présidents Akaïev puis Bakiev, après que ceux-ci aient confisqué les pouvoirs politiques et économiques, suscitant la colère du peuple et des clans régionaux qui dominent la vie politique de cette république d’Asie centrale.