Kim & Trump LES DEUX FONT LA PEUR

Libération.fr

A coups de tweets provocateurs et de manœuvres militaires, le président américain se montre inflexible face à Pyongyang, laissant planer la menace d’un nouveau conflit ouvert sur la péninsule.

L’air de la guerre plane de nouveau sur la péninsule coréenne. Dans cette région où la guerre froide n’a jamais pris fin, la rhétorique belliqueuse est repartie de plus belle mardi, quand Donald Trump a reproché à la Corée du Nord de «chercher des ennuis» et s’est dit prêt à «résoudre le problème» nord-coréen sans la Chine. Un peu plus tôt, un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères cité par l’agence officielle KCNA avait critiqué l’envoi du porte-avions américain USS Carl Vinson et de son escorte dans les eaux coréennes : «Le déploiement américain insensé pour envahir la République populaire de Corée [RPDC] a atteint une phase préoccupante. […]  La RPDC est prête à réagir, quel que soit le type de guerre voulu par les Etats-Unis.» Pyongyang tonne et promet une attaque nucléaire en cas d’agression américaine.

Même si le président chinois Xi Jinping a plaidé pour «le maintien de la paix et de la stabilité» lors d’un échange téléphonique, mercredi, avec son homologue américain (lire aussi page 8), rien n’indique que cette musique guerrière déjà entendue par le passé va baisser en intensité à mesure que l’on se rapproche d’échéances et d’événements symboliques. Ce samedi, «jour du soleil» au Nord, le régime devrait organiser une parade militaire pour fêter le 105e anniversaire de la naissance Kim Il-sung, le père fondateur de la RPDC et grand-père du dernier rejeton de la dynastie, Kim Jong-un. C’est probablement à ce moment-là, au risque d’exacerber un peu plus l’ire du «Grand Successeur», que le porte-avions américain devrait arriver sur zone. Dix jours plus tard, le régime célébrera la création de son armée.

grandes manœuvres

Au-delà de cet aspect purement commémoratif, auquel la Corée du Nord tient afin de célébrer avec éclat le rôle de ses leaders et (...)

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