Khaled al-Essa, jeune journaliste syrien tué à Alep

Libération.fr
Khaled al-Essa.

Le journaliste et activiste syrien de 27 ans est décédé vendredi des suites de ses blessures, après avoir été ciblé par un engin explosif.

Samedi, vers 1 heure du matin, sa photo a commencé à circuler sur les réseaux sociaux. La photo d’un jeune homme au sourire hésitant et aux yeux malicieux. Le journaliste et activiste syrien Khaled al-Essa est mort à l’hôpital d’Antakya dans le sud-ouest de la Turquie (non loin de la Syrie), où il avait été transféré une semaine plus tôt, à la suite d’un attentat qui avait visé l’immeuble dans lequel il se trouvait, à Alep, la deuxième ville syrienne.

Le parcours de Khaled ressemble à celui de nombreux jeunes activistes de cette révolution syrienne. Ils ont choisi de combattre avec des images et des mots plutôt qu’avec des armes. Lui participe à sa première manifestation dans son village du nord de la Syrie, Kafr Nabel, le 1er avril 2011. Comme beaucoup, il s’y rend d’abord pour voir, puis y retourne ensuite chaque semaine, filme avec son téléphone Nokia et commence à envoyer ses vidéos anonymes à des journaux arabes.

Au fil des mois, il se rapproche de l’activiste Raed Fares, l’un des seuls à posséder une connexion satellite, au centre médiatique de Kafr Nabel. Ce dernier le forme ; il deviendra son mentor et son ami. Ensemble, ils diffusent des vidéos des bombardements du régime, des différentes batailles et de la violence du quotidien des Syriens. En février 2012, Khaled reçoit sa première caméra professionnelle.

Inséparables

Deux ans plus tard, il se lie d’amitié avec l’activiste et journaliste Hadi al Abdallah - également grièvement blessé dans l’attentat -, de deux ans son aîné et extrêmement actif depuis le début de la révolution. Ils deviennent inséparables. Avec sa voix douce et cassée, presque rauque, Khaled parlait de «chimie» pour décrire leur relation.

Tous deux s’engagent quotidiennement pour la révolution et documentent les crimes aussi bien du régime que de l’Etat islamique ou du Front al-Nusra. Depuis quelques mois, (...)

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