« Le Kenya reste un pays très inégalitaire »

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La crise de la pandémie de Covid-19 a fortement exacerbé les vulnérabilités budgétaires préexistantes au Kenya, un pays déjà fortement endetté.
La crise de la pandémie de Covid-19 a fortement exacerbé les vulnérabilités budgétaires préexistantes au Kenya, un pays déjà fortement endetté.

Près de 2,30 milliards de dollars. C'est le montant du nouveau prêt accordé au Kenya par le Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre du dispositif de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité élargie de financement (FEP). Début avril, un décaissement immédiat de 307,5 millions de dollars a été octroyé au pays pour « répondre au besoin urgent de réduction de la vulnérabilité de la dette », selon un communiqué. Une situation qui a fait bondir les Kényans, inquiets de voir leur pays s'endetter une nouvelle fois et dénonçant la mauvaise gestion de ces fonds. À coups de pétitions et de hashtags #StopGivingKenyaLoans, ils ont tenté d'interpeller les autorités. En vain.

Si le Kenya, et surtout ses dettes à l'égard des bailleurs de fonds et de la Chine, inquiète aujourd'hui, il est pourtant régulièrement cité en exemple à l'échelle du continent africain. En vingt ans, le pays a connu un développement considérable dans une sous-région en proie aux conflits. L'alternance politique est son autre atout apprécié des investisseurs étrangers comme des Kényans. Ceux-ci ont su constituer une société civile influente capable de faire plier les plus hautes instances. Dans Le Kenya en marche, 2000-2020*, en collaboration avec d'autres chercheurs, Marie-Emmanuelle Pommerolle, maîtresse de conférences en sciences politiques à l'université Paris-1-Panthéon-Sorbonne et spécialiste du pays dirigé par Uhuru Kenyatta, revient sur ces deux dernières décennies de [...] Lire la suite

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