Le Kenya recense sa faune sauvage

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Le Kenya, connu pour ses parcs et ses safaris, mène actuellement par avion le premier recensement national de ses précieux animaux.

Ces frêles petits coucous, solidement amarrés au sol de l'aéroport d'Isiolo (centre) afin d'éviter qu'ils ne s'envolent, sont la meilleure arme du Kenya pour recenser sa faune sauvage, et la protéger. Ce pays d'Afrique de l'Est, connu pour ses parcs et ses safaris, mène actuellement par avion le premier recensement national de ses précieux animaux. Des décennies de braconnage, l'extension de l'habitat humain ainsi que le réchauffement climatique ont durement touché la population mondiale d'animaux sauvages - et le Kenya ne fait pas exception. Espèce emblématique, l'éléphant d'Afrique a par exemple vu sa population chuter d'au moins 60% en 50 ans, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Ainsi, les pilotes du Kenya Wildlife Service (KWS, l'agence de protection de la faune) qui s'apprêtent à décoller d'Isiolo sont en première ligne d'une bataille aux enjeux immenses.

Une équipe du Kenya Wildlife Services (KWS) s'envole pour effectuer un recensement aérien de la faune dans les régions du nord du Kenya, près de la ville d'Isiolo, le 17 juillet 2021. (AFP - Tony KARUMBA)
Une équipe du Kenya Wildlife Services (KWS) s'envole pour effectuer un recensement aérien de la faune dans les régions du nord du Kenya, près de la ville d'Isiolo, le 17 juillet 2021. (AFP - Tony KARUMBA)

Une équipe du Kenya Wildlife Services (KWS) s'envole pour effectuer un recensement aérien de la faune dans les régions du nord du Kenya, près de la ville d'Isiolo, le 17 juillet 2021. Crédit : AFP - Tony KARUMBA

"Les éléphants sont l'animal clé mais lorsque vous parvenez à localiser (toute autre) espèce en danger, cela vous donne le sentiment que le recensement est sur la bonne voie", explique à l'AFP le pilote Chris Cheruiyot, enclenchant la ceinture de sécurité de son collègue Julius Kabete dans le minuscule habitacle. Appareil photo et dictaphone autour du cou, ce dernier passera les prochaines heures à compter girafes somali, zèbres de Grévy et autres oryx. L'ambitieux exercice, qui a démarré en mai, concerne plus de 50 parcs ou réserves nationales, ainsi que de nombreuses "conservancies", ces zones sauvages gérées par des privés ou des communautés locales. Sans oublier la faune marine.

 (AFP - Tony KARUMBA)
(AFP - Tony KARUMBA)

Crédit : AFP - Tony KARUMBA

Une vision parcellaire de la faune

La plupart des données concernant la faune sauvage au Kenya proviennent d'ONG locales ou internationales, et ne fournissent[...]

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