Kenya: pour la première fois depuis 1999, aucun rhinocéros n'a été braconné en 2020

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Chassés pour leurs cornes, très prisées en Asie, les rhinocéros sont une espèce menacée mondialement. Au cours de la dernière décennie, une série de mesures prise par les autorités kényanes est toutefois parvenue à contrer efficacement les braconniers.

Avec notre correspondante à Nairobi, Albane Thirouard

C’est une bonne nouvelle qui s’inscrit dans la continuité des dernières années au Kenya. Si 2013 a marqué la pire année pour les rhinocéros kényans, avec 59 tués pour leurs cornes, les activités de braconnage n’ont fait que diminuer depuis. Neuf ont été tués en 2017, quatre en 2018 puis zéro l’année dernière.

Cette baisse ne doit rien au hasard. Pour protéger les plus de 1 000 rhinocéros présents sur son sol, le Kenya a mis en place des mesures strictes. En 2013, le pays a passé de nouvelles lois, renforcées en 2019, punissant les crimes de braconnages avec des amendes élevées et des peines de prison pouvant aller jusqu’à la perpétuité.

L’agence publique kényane chargée de la conservation de la nature explique également avoir amélioré ses méthodes de renseignement l’année passée, craignant une hausse du braconnage à cause de la pandémie et de la baisse du tourisme qui en a découlé.

Ses gardes coopèrent notamment avec les forces de l’ordre et les communautés locales pour obtenir des informations et contrer les actes de braconnages. Des puces électroniques ont aussi été placées sur les animaux afin de mieux suivre leurs déplacements.

Des mesures qui ont également permis de lutter contre le braconnage des éléphants. En 2020, seulement 11 ont été tués contre 80 en 2018.

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