L'attaque islamiste du centre commercial Westgate de Nairobi

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Le corps d'un homme gît près du centre commercial de Nairobi victime d'une attaque terroriste le 21 septembre 2013

L'attaque du centre commercial Westgate de Nairobi par des islamistes somaliens shebab a fait au moins 62 morts, 63 disparus et quelque 200 blessés

Voici le film de l'attaque du centre commercial Westgate de Nairobi par des islamistes somaliens shebab qui a duré quatre jours et fait au moins 67 morts:

++ SAMEDI 21 SEPTEMBRE ++

- A la mi-journée, une dizaine d'hommes armés attaquent à l'arme automatique et à la grenade une foule cosmopolite de clients et le personnel dans le centre commercial bondé Westgate à Nairobi. Ils retiennent un nombre indéterminé d'otages.

- Les forces de l'ordre pénètrent dans le centre comportant quatre étages, évacuations au compte-gouttes.

- En soirée, les islamistes somaliens shebab, liés à Al-Qaïda, revendiquent l'attaque en représailles à l'implication de l'armée kényane en Somalie. Ils affirment avoir "tué plus de 100 infidèles kényans".

- Le président kenyan Uhuru Kenyatta annonce au moins 39 morts et 150 blessés. Lui-même a perdu son neveu.

++ DIMANCHE 22 SEPTEMBRE ++:

- Le Conseil de sécurité de l'ONU condamne l'attentat.

- En matinée, nouvelles tentatives de déloger le commando

- Les otages détenus dans "plusieurs endroits" du centre, aucune communication établie avec les islamistes (autorités kényanes)

- En début de soirée, reprise des combats, des agents israéliens aux côtés des forces kényanes. Plus de mille personnes secourues depuis la veille. Le bilan dépasse 60 morts.

- Les forces de sécurité contrôlent la plupart du bâtiment (armée). Dix à quinze assaillants toujours à l'intérieur avec un nombre indéterminé d'otages.

++ LUNDI 23 SEPTEMBRE ++

- A l'aube, nouvel assaut des forces de sécurité

- Le porte-parole des shebab, Sheikh Ali Mohamud Rage, menace d'ordonner d'abattre les derniers otages.

- La Cour pénale internationale autorise le vice-président kényan William Ruto à s'absenter de son procès pour gérer la crise.

- Fortes explosions dans le centre et tirs nourris, de la fumée noire s'élève du toit

- Des otages secourus, selon la police qui assure gagner "de plus en plus de terrain". Un membre des forces spéciales évoque "une partie de cache-cache" avec les assaillants.

- Dans l'après-midi, poursuite des affrontements. L'opération touche "à sa fin" et trois assaillants sont tués (ministre de l'Intérieur). Le commando vient de plusieurs pays (armée).

- Plus de dix suspects arrêtés (police)

- Peu avant minuit, le ministère de l'Intérieur affirme: "nous contrôlons le Westgate" et "nous pensons que tous les otages ont été libérés".

- Le président américain Barack Obama promet "tout le soutien nécessaire" au Kenya dans cette "terrible tragédie".

++ MARDI 24 SEPTEMBRE ++

- La ministre des Affaires étrangères Amina Mohamed évoque à la chaîne américaine PBS la présence parmi les assaillants de deux ou trois Américains et d'une Britannique. La presse britannique évoque Samantha Lewthwaite, veuve d'un des kamikazes des attentats de 2005 à Londres. Les shebab ont nié la participation d'étrangers dans l'attaque.

- A l'aube, coups de feu sporadiques et une explosion entendus dans le centre où les forces spéciales combattent encore "un ou deux" assaillants. Vers 09H30 (06H30 GMT), échanges nourris d'armes automatiques.

- Les shebab affirment détenir des otages "vivants" dans le centre, qu'ils disent jonché d'"un nombre incalculable de cadavres".

- A la mi-journée, la police annonce désamorcer des explosifs placés par les islamistes. Une partie du toit du bâtiment, fragilisé par l'incendie de la veille, s'effondre.

- Au moins seize étrangers tués

- Les shebab menacent le Kenya de nouvelles attaques s'il ne retire pas ses troupes de Somalie.

- En soirée, le président Kenyatta annonce la fin du siège, avec au moins 61 civils tués, ainsi que six membres des forces de sécurité et cinq assaillants, un bilan provisoire car trois étages du centre se sont effondrés et "des corps sont toujours bloqués" sous les décombres.

Onze suspects sont en détention. "Nos pertes sont immenses", dit Kenyatta, annonçant trois jours de deuil national.