Kenu, ce Lab’Oratoire des imaginaires qui s’offre à Dakar

Par Clémence Cluzel, à Dakar
·1 min de lecture
Dans le projet d'Alibeta, il y a un album Nun dont voici la couverture. 
Dans le projet d'Alibeta, il y a un album Nun dont voici la couverture.

Malgré la pandémie de Covid-19 qui a vu bon nombre d'événements culturels annulés ou reportés, à l'image de la Biennale de Dakar, des initiatives ont continué d'éclore dans le paysage dakarois. Ainsi de Kenu (« pilier » en wolof), un lieu hybride. Il s'agit d'un projet porté par l'artiste pluridisciplinaire Alibeta, accompagné du musicien électro Ibaaku. Il est pensé à la manière d'un triptyque : à l'espace culturel s'ajoute un album Ñun (« nous » en wolof) ainsi qu'un manifeste écrit et visuel, Ñuni Neen (« entre nous »). En somme, une réflexion globale sur les liens, la culture, comme facteur de développement, mais aussi le panafricanisme.

Repenser les cercles de lien

Point de départ et âme du projet, Ñun, le nouvel album du « troubadour afropolitain », est un projet collaboratif puisque Alibeta s'est entouré de l'Ethno-Jazz, un orchestre composé de musiciens du Maroc, du Cameroun, de Mauritanie? Les 14 chansons réalisées localement revisitent les patrimoines et mettent à l'honneur les influences du continent. C'est aussi pour cet artiste engagé qui place au c?ur de son travail la question panafricaine l'occasion d'aborder des sujets tels que le patrimoine, la décolonisation ou le voyage. Des thématiques actuelles avec toujours en filigrane le panafricanisme et l'interrogation « Comment re/construire l'unité africaine ? ».

Le projet Kenu porté par l?artiste pluridisciplinaire Alibeta, accompagné du musicien électro Ibaaku, a donné lieu à un concert d'inaugu [...] Lire la suite