KCX3 : Kameto, Squeezie, Gotaga, ces influenceurs qui font de l’esport le nouveau foot

ESPORT - Des tifos, des slogans, des drapeaux et même des maillots : l’ambiance est électrique. Pourtant, nous ne sommes pas à un match de foot ou de rugby, mais à un évènement d’esport, comme le « KCX », qui devrait rassembler près de 30 000 fans ce samedi 16 septembre à la Défense Arena.

Ces dernières années des clubs, fondés et financés par des streameurs et YouTubeurs aux millions d’abonnés, ont fait leur entrée sur la scène esport française, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête de l’article. Depuis 2019, citons entre autres la Karmine Corp de Kameto et Prime, Aegis de MisterMV ou encore Gentle Mates, lancée par Squeezie, Gotaga et Brawks.

Centrer des clubs autour de ces personnalités apporte deux atouts au milieu de l’esport : d’une part, des sponsors, importants pour un milieu qui ne connaît plus une croissance aussi exponentielle et qui peine à être rentable. Et de l’autre, une nouvelle façon de regarder des joueurs sur League of Legends, Valorant ou encore Rocket League.

La Karmine Corp, plus qu’un simple club

Le meilleur exemple est la Karmine Corp (KCorp), connue pour ses « KCX », des événements esport gigantesques créés pour rassembler ses fans. Pepi, qui fait partie du Blue Wall, les ultras du club, y sera pour cette troisième édition. « Les équipes de foot, elles ont une situation géographique qui fait qu’elles vont avoir des supporters, mais dans l’esport, ce sont les influenceurs qui permettent de réunir une communauté, » observe le jeune homme vêtu d’un maillot KCorp. « Le fait que Squeezie et Gotaga créent leur structure, je pense que c’est une bonne chose pour l’écosystème entier ! »

L’importance d’avoir des fans dévoués est même devenue un argument des clubs pour attirer les joueurs. « Ce que j’explique à nos joueurs, c’est que partout où ils vont, ils seront à domicile, » explique Clément Laparra, le directeur esport de la KCorp. « À Düsseldorf pour les championnats du monde de Rocket League, les ultras sont arrivés à plus de 600 et ont fait un tifo monumental qui n’aurait pas fait honte dans un stade de foot. »

À l’image du GP Explorer, où des internautes qui ne sont pas forcément fans de formule 1 se sont rassemblés pour soutenir leurs influenceurs préférés, ce mélange entre influence et e-sport remplit donc aujourd’hui les plus grandes salles de spectacle d’Europe. « On le voit aussi avec le ZEvent : les Français sont beaucoup plus actifs quand il s’agit d’Internet, ou d’influenceurs, » précise Corentin Phalip, pigiste spécialisé en e-sport. Une formule parfaite donc, pour initier à l’esport des communautés déjà soudées autour de streameurs passionnés.

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