Kazakhstan: un référendum pour aller vers une «seconde république»

Onze millions d’électeurs sont invités à se prononcer sur 56 amendements à la Constitution du Kazakhstan. Selon le président Tokaïev, il s’agit d’entrer dans une nouvelle ère, après celle autoritaire de Noursoultan Nazarbaïev, son prédécesseur.

Avec notre correspondant régional, Régis Genté

Un pas vers le « Nouveau Kazakhstan », vers une « seconde république », c’est ainsi que l’équipe du président Tokaïev qualifie le référendum de ce dimanche. Les pouvoirs du chef de l’État sont réduits, dit Ak Orda, le siège de la présidence, tandis que ceux du Parlement sont augmentés. Des mécanismes de participation citoyenne à la vie politique du pays créés et la Cour constitutionnelle rétablie.

Une société civile peu convaincue

Mais pour beaucoup d’observateurs et de voix critiques du pays, tout cela ne représente que des changements cosmétiques. La nature du régime, hyper-présidentiel et autoritaire, ne serait en rien affectée. Les méthodes sont les mêmes d'ailleurs, disent-ils. Les 56 amendements à la Constitution de 1995 ont tous été rédigés par des experts du gouvernement. Aucun débat populaire n’a été organisé et la consultation n’a été annoncée qu’il y a un mois… ne laissant donc pas le temps à la société civile d’examiner des changements moins proposés qu’imposés.

Aucun doute que le « oui » va l’emporter très largement. Restera au président Tokaïev à instaurer des pratiques qui prouveront que le Kazakhstan est bien entré dans une ère nouvelle.


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