Le Kazakhstan abolit la peine de mort

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Le Kazakhstan a aboli la peine capitale, a indiqué ce samedi 2 janvier la présidence. Depuis 2003, le pays avait déjà mis en place un moratoire sur les exécutions.

Selon une notice publiée sur son site officiel, le chef de l'État Kassym-Jomart Tokaïev a signé la ratification du deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Avec la signature de ce texte, déjà ratifié l’an dernier par le Parlement, les condamnations à mort sont converties en peine à perpétuité - c’est le cas de Ruslan Kulekbayev, qui avait tué en 2016, à Almaty, huit policiers et deux civils. Le Kazakhstan ne prononçait plus de peine de mort depuis 2004, mais, dans ce cas précis, avait fait une exception.

Car si les exécutions étaient suspendues depuis le début des années 2000, les tribunaux pouvaient encore prononcer des condamnations à mort en cas de crimes exceptionnels, relevant selon eux du terrorisme. Aujourd’hui, en ex-URSS, seule la Biélorussie continue d'appliquer régulièrement la peine de mort.

Chine, Iran, Arabie Saoudite, Irak et Égypte

En 2020, en plus du Kazakhstan, le Tchad, la Guinée, et aux États-Unis, l’État du Colorado, ont inscrit l’interdiction de la peine de mort dans leur Constitution. L’Arabie saoudite l’a, elle, interdite pour les accusés mineurs au moment des faits. L’an dernier, Amnesty International recensait au moins 657 exécutions dans le monde - le chiffre le plus bas de la décennie.

Des exécutions concentrées à 86% dans quatre pays : l’Iran, l’Arabie saoudite, l’Irak et l’Égypte. Mais l’ONG estime que c’est en Chine qu’ont été exécutées le plus de personnes en 2019, certainement des milliers, seulement il est impossible d’obtenir des chiffres précis car ces données sont classées secret d’État par Pékin.