Katerina Belkina «Je n’arrive pas à vivre assez de mon sport, mais je vis pour ça»

Libération.fr

Ukrainienne, 24 ans.

Kickboxing catégorie moins de 48 kilos.

Championne d’Ukraine 2016.

«Trop peu de femmes pratiquent le kickboxing. Pendant une compétition, je rencontre une à deux adversaires [chez les moins de 48 kilos], alors qu’un homme à catégorie équivalente [moins de 51 kilos] affronte cinq à six adversaires. Ceci explique que les femmes reçoivent moins d’argent. Par contre, lorsque je remporte un combat, l’Etat ukrainien me verse une prime dont le montant est égal à celui des hommes. Et ça, c’est une bonne chose.

«Pour le reste, je finance mes déplacements de ma poche - je travaille en freelance comme ingénieure informatique. Je n’arrive pas à vivre assez de mon sport, mais je vis pour ça. Tout le monde sait qu’il fait partie de moi. Y compris mes parents pour lesquels ce n’est pas une véritable activité professionnelle… C’est pourtant avec mon père que j’ai commencé à regarder des sports de combat dans ma jeunesse, avant de développer mon goût des petites provocations à l’école.

«Un jour, un entraîneur m’a dit : "Le kickboxing n’est pas fait pour les femmes." Je lui ai répondu : "Qu’est-ce qui est fait pour les femmes, alors ?" Je suppose qu’il préfère imaginer la femme élever les enfants ou faire la soupe pour son mari.»

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