Kate et William, VRP post-Brexit

Libération.fr

Le blond ébouriffé est un fiasco diplomatique, envoyons donc la belle brune. C’est en ces termes, à peu près, que le gouvernement britannique a raisonné en décidant de dépêcher à Paris le couple glamour de l’année (après Kim Kardashian et Kanye West évidemment). Boris Johnson, le secrétaire d’Etat des Affaires étrangères, a été dispensé de venir faire le guignol, et ce sont donc Kate et William, connus sous les titres plus chics de duchesse et duc de Cambridge, qui ont débarqué vendredi à Paris à la demande du Foreign Office. Leur mission : charmer, envoûter, épater le Président, les Parisiens et le peuple français en général.

Dans le très sophistiqué plan post-Brexit élaboré par la Première ministre, Theresa May - mais dont nul n’a encore connaissance -, le couple royal représente une carte maîtresse. D’autant qu’après presque six ans de mariage royal, Kate maîtrise totalement le salut délicat de la main et le sourire radieux au petit peuple. Quant au futur roi William, il porte beau l’uniforme et adore le rugby, ce qui tombe bien puisqu’il assistera ce samedi à France-pays de Galles en compagnie de François Hollande. Ce dernier les a reçus vendredi.

L’idée du gouvernement May est simple : rappeler aux Français que les Britanniques sont en fait tous très sympathiques. Que ce petit accroc du Brexit, sur le point d’être enclenché, n’est qu’un très léger malentendu. Comme elle l’explique depuis huit mois : «Brexit veut dire Brexit, mais ce n’est pas parce que nous quittons l’UE que nous quittons l’Europe.» Ce qui est un point de vue valable.

Comme l’a souligné l’ambassadeur du Royaume-Uni en France, Ed Llewellyn, «cette visite ouvre un nouveau chapitre de cette longue relation franco-britannique, tourné vers un avenir plein de promesses». Le dîner de gala vendredi à l’ambassade - où joueurs de foot (Robert Pirès), comédiens (Jean Reno, Audrey Tautou ou Kristin Scott-Thomas), marins (Armel Le Cléac’h et Alex Thomson), écrivains (Leïla Slimani) ou encore la maire de (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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