Karl Lagerfeld, Yves Saint Laurent... Jacques de Bascher ou l’amant du chaos

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« Qu’est-ce qui vous a si longtemps rattaché à Jacques ? » Karl Lagerfeld : « La différence ». C’est par ce bref dialogue que la journaliste Marie Ottavi ouvre la biographie qu’elle consacre à Jacques de Bascher (Jacques de Bascher, dandy de l’ombre, L’Abeille Plon). Le couturier aurait tout aussi bien pu parler de son goût immodéré pour la liberté, le risque, d’une forme de légèreté poussée à son paroxysme, d’une amoralité, en somme. Car il s’agit bien de cela : un art de déplaire, pour paraphraser Baudelaire, que Jacques de Bascher aimât cultiver, quitte à y laisser sa peau. C’était en effet le prix à payer. Et il le paya. « Jako » mourut à 38 ans, des suites du sida, « un dimanche de grosse chaleur, à l’écart du monde, le 3 septembre 1989, à l’hôpital de Garches », écrit la biographe. Ayant « marqué le souvenir des gens de son temps sans avoir rien créé, ni écrit, ni dessiné, se contentant de vivre pour que seul cela puisse lui survivre : la vie faite œuvre. »

« J'suis snob, foutrement snob. » Ces paroles, écrites en 1953 par Boris Vian deux ans après la naissance de Jacques de Bascher à Saigon, pourraient résumer la philosophie de ce dernier. Dès l’enfance, ce sera même son obsession : se démarquer de ses semblables et afficher une originalité absolue. Benjamin d’une fratrie de cinq enfants, arrivé en France à l’âge de 4 ans où son père Antony, dit Tony, après avoir été gouverneur de la province de Cho Lon, au Viêt Nam, a rejoint le service assurance de Shell, Jacques grandit (...)

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