Violences conjugales : les stars brisent le tabou

Violences conjugales : les stars brisent le tabou

Les violences conjugales sont au coeur de l'actualité, alors que plus de 120 femmes ont déjà succombé sous les coups de leur conjoint ou de leur ex-conjoint cette année. De nombreuses stars sortent du silence. Des témoignages édifiants, qui prouvent que tout le monde peut être concerné.

"Ce qui se passe chez les autres ne nous regardent pas." Voilà ce que pensent encore certaines personnes à propos des violences conjugales. Chaque jour, des personnes (principalement des femmes, mais aussi quelques hommes) sont victimes de coups de la part de leur partenaire. Et partir n'est pas toujours si facile que cela, malheureusement. La preuve : bien souvent, les victimes ne sont pas prises au sérieux, et leurs plaintes sont minimisées, que ce soit par leur entourage, le grand public ou encore les forces de l'ordre.

Pour aider à porter les violences conjugales sur le devant de la scène, au fil des années, plusieurs personnalités ont décidé de témoigner sur le sujet. Car oui, la célébrité ne protège en aucun cas de ce type d'attaque. Récemment, c'est Sandrine Bonnaire qui a livré un témoignage bouleversant. La comédienne a raconté des faits qui remontent au début des années 2000, et évoque un passage à tabac qui a bien failli lui coûter la vie. Dans le livre A l'amour, à la vie, elle se confie à la journaliste Catherine Ceylac et révèle que son ex-compagnon - dont elle préfère taire le non - a été violent envers elle alors qu'elle souhaitait le quitter. "Un soir, tout a basculé, je n'ai rien vu venir. Il m'a strangulée, je suis tombée dans les pommes, et je me suis réveillée avec une triple fracture de la mâchoire et huit dents cassées.", a-t-elle déclaré. Ce dernier a essayé de lui faire croire qu'elle avait fait une mauvaise chute, mais elle a fini par porter plainte, notamment grâce au soutien de son ami Jacques Dutronc.

La plainte pour violences conjugales très médiatisée de Karine Le Marchand

Entre 2007 et 2013, Karine Le Marchand a partagé la vie du footballeur Lilian Thuram. Leur relation s'est achevée lorsque, le 4 septembre 2013, l'animatrice a porté plainte contre ce dernier pour violences conjugales. 10 jours plus tard, elle décidait cependant de retirer sa plainte. Elle l'avait expliqué dans les colonnes du magazine Elle : "J'ai porté plainte pour montrer à ma fille qu'aucun homme, aussi connu soit-il, ne peut avoir ce genre de comportement. Finalement, comme il s'est excusé devant elle, j'ai retiré ma plainte tout en maintenant que les faits avaient bien eu lieu."

(Photo by Bertrand Rindoff Petroff/Getty Images)

"Casse toi", le conseil de Valérie Damidot

À plusieurs reprises, Valérie Damidot a décidé de s'exprimer publiquement sur son passé de femme battue. L'animatrice est connue pour son franc-parler, et pour elle, ce sujet ne doit surtout pas rester tabou. Et ce d’autant plus qu'elle était très jeune lorsqu'elle a subi des violences conjugales : elle avait tout juste 21 ans. Dans sa biographie Le Cœur sur la main, le doigt sur la gâchette, elle raconte : "Le Connard était beau, sympa, drôle, brillant. Le Connard était parfait. Nous avons décidé de vivre ensemble. La première année, tout était merveilleux. Peu à peu la situation s'est, comment dire, dégradée... Je me suis retrouvée aux urgences. Hospitalisation, huit jours d'ITT. Je me suis sauvée à temps. Il aurait fini par me tuer. J'ai porté plainte pour coups et blessures. Le Connard s'est retrouvé en garde à vue." En 2019, interrogée à ce sujet par Brut, elle n'y va pas par quatre chemins : "Un mec qui t'a défigurée une fois te refrappera une autre fois. Casse toi !", conseille-t-elle aux personnes victimes de violences.

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